« The Beauty », avec Bella Hadid. COPYRIGHT FX
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On saura gré à Ryan Murphy de ne pas nous avoir fait attendre avant d’étaler avec sa large spatule son mauvais goût à l’écran. La seule séquence d’ouverture de « The Beauty », sa dernière création diffusée sur Disney+, se pose là : cinq minutes au cours desquelles une mannequin (Bella Hadid) en proie à une crise dévastatrice quitte un défilé pour semer la terreur dans Paris. Avant de littéralement exploser tel le client du restaurant du « Sens de la vie » des Monty Python.
Le montage clipesque, la violence gratuite, le peu de crédibilité des scènes d’action, la musique de The Prodigy…, tout évoque la mise en scène des pires productions de Luc Besson, période « le Transporteur ». Au moins a-t-on compris que le véritable sujet de la nouvelle série du showrunner américai…
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« The Beauty » : Ryan Murphy, le mauvais goût à l’écran
La nouvelle série de Ryan Murphy, diffusée sur Disney+, s’ouvre sur une mannequin en crise qui sème la terreur à Paris. Un spectacle qui interroge notre rapport à la violence et à l’esthétique.
On saura gré à Ryan Murphy de ne pas nous avoir fait attendre avant d’étaler avec sa large spatule son mauvais goût à l’écran. La seule séquence d’ouverture de « The Beauty », sa dernière création, se pose là : cinq minutes au cours desquelles une mannequin (Bella Hadid) en proie à une crise dévastatrice quitte un défilé pour semer la terreur dans Paris. Avant de littéralement exploser tel le client du restaurant du « Sens de la vie » des Monty Python.
Ce qui se passe réellement
La série commence par un montage clipesque, où la violence gratuite et le peu de crédibilité des scènes d’action s’enchaînent. La musique de The Prodigy, emblématique d’une époque révolue, résonne comme un écho des pires productions de Luc Besson, période « le Transporteur ». On comprend rapidement que le véritable sujet de cette série est moins la beauté que la déconstruction de celle-ci, mais à quel prix ?
Pourquoi cela dérange
Ce qui choque, c’est l’absurdité de la mise en scène. La violence est présentée comme un spectacle, une sorte de divertissement à la sauce ultraconservatrice, où la beauté est synonyme de chaos. La série semble dire que la mode et la violence sont indissociables, un message pour le moins dérangeant.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette représentation sont multiples. D’un côté, elle banalise la violence, la transformant en spectacle. De l’autre, elle renforce des stéréotypes de beauté qui sont déjà problématiques. En somme, la série pourrait contribuer à une culture où la violence est glamourisée, un phénomène que l’on observe déjà dans d’autres médias.
Lecture satirique
Le discours politique autour de la beauté et de la violence est ici démonté avec ironie. La promesse d’une série qui questionne les normes de beauté se heurte à la réalité d’un produit qui les renforce. Murphy semble jouer sur cette contradiction, mais à quel prix pour le spectateur ?
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des frontières, on peut établir un parallèle avec les politiques autoritaires qui utilisent la peur et la violence comme outils de contrôle. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la mise en scène de la violence dans les médias reflète souvent des dérives similaires. « The Beauty » s’inscrit dans cette lignée, où le spectacle prime sur la réflexion.
À quoi s’attendre
À l’avenir, on peut s’attendre à ce que ce type de contenu continue à proliférer. La tendance à glamouriser la violence dans les séries et les films pourrait devenir la norme, rendant la critique de ces représentations encore plus nécessaire.
Sources




