Alors que la taxe croisière, qui impose de faire payer entre 350 et 1 500 francs par passagers et par escale, a été votée en décembre dernier au Congrès, les élus du boulevard Vauban pourraient prochainement plancher sur l’instauration d’une autre taxe touristique.

Ce mercredi 7 janvier, le gouvernement a adopté un avant-projet de loi du pays pour « réglementer » et « mieux contrôler » les hébergements de types Airbnb et autres locations saisonnières. En clair, en cas d’adoption de ce texte, chaque propriétaire de ces meublés touristiques devra déclarer son bien à la direction des services des fiscaux, qui leur attribuera ensuite un numéro d’enregistrement qui devra figurer dans toute annonce de location, y compris celles publiées sur les plateformes en ligne de type Airbnb ou Booking.

Dans le détail, le texte propose d’appliquer une nouvelle taxe sur chaque nuitée louée par un touriste dans ces biens, qui ne comprennent donc pas les professionnels du secteur : gîtes, hôtels, etc. Objectif : lutter contre une concurrence souvent jugée déloyale vis-à-vis des autres structures d’hébergement et renflouer les caisses du budget alloué à a la promotion touristique internationale à laquelle cette taxe serait entièrement allouée.

Entrée en vigueur en 2027 ?

« C’était quelque chose fortement demandé par les hôteliers alors que ce type de location de meublés se développe de plus en plus et qu’elles sont taxées un peu partout dans le monde », estime Christopher Gygès, porte-parole du gouvernement et président de Nouvelle-Calédonie tourisme, qui espère ainsi, à travers cette future taxe, générer « entre 260 et 300 millions de francs » par an supplémentaire au budget dédié à la promotion internationale de la destination.

Des prévisions, alors que le montant de cette taxe ne serait fixé, qu’une fois examiné par les élus du Congrès. Mais encore faut-il que cet avant-projet de loi du pays reçoive d’abord le feu vert du Conseil d’État puis soit de nouveau voté par l’exécutif. Objectif affiché : une entrée en vigueur au 1er janvier 2027.

Taxe Airbnb : Quand le gouvernement se met à la mode des « régulations » à la sauce calédonienne

Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, toujours en quête de nouvelles sources de revenus, envisage une taxe sur les locations saisonnières. Une initiative qui promet de faire grincer des dents, surtout chez les hôteliers qui, eux, sont déjà bien taxés.

Ce qui se passe réellement

Alors que la taxe croisière, qui impose de faire payer entre 350 et 1 500 francs par passager et par escale, a été votée en décembre dernier au Congrès, les élus du boulevard Vauban se penchent sur l’instauration d’une nouvelle taxe touristique. Ce mercredi 7 janvier, le gouvernement a adopté un avant-projet de loi pour « réglementer » et « mieux contrôler » les hébergements de type Airbnb et autres locations saisonnières. En clair, si ce texte est adopté, chaque propriétaire devra déclarer son bien à la direction des services fiscaux, qui leur attribuera un numéro d’enregistrement à afficher dans toute annonce de location.

Le texte propose d’appliquer une nouvelle taxe sur chaque nuitée louée par un touriste dans ces biens. L’objectif ? Lutter contre une concurrence jugée déloyale vis-à-vis des hôtels et gîtes, tout en renflouant les caisses du budget dédié à la promotion touristique internationale.

Entrée en vigueur en 2027 ?

« C’était quelque chose fortement demandé par les hôteliers », estime Christopher Gygès, porte-parole du gouvernement et président de Nouvelle-Calédonie tourisme. Il espère ainsi générer « entre 260 et 300 millions de francs » par an pour la promotion internationale de la destination. Des prévisions, certes, mais le montant de cette taxe ne sera fixé qu’après examen par les élus du Congrès. Reste à espérer que cette initiative ne soit pas une promesse en l’air, comme tant d’autres.

Pourquoi cela dérange

Cette nouvelle taxe soulève des questions. Pourquoi taxer encore plus les petites structures alors que les grands groupes hôteliers bénéficient souvent de subventions et d’avantages fiscaux ? N’est-ce pas une manière de faire payer les petits propriétaires pour compenser les erreurs de gestion des grandes entreprises ?

Il est ironique de voir un gouvernement qui prône la « régulation » tout en alourdissant le fardeau fiscal des plus vulnérables. En somme, une belle démonstration de l’art de la contradiction.

Ce que cela implique concrètement

Concrètement, cette taxe pourrait dissuader certains propriétaires de louer leur bien, ce qui pourrait réduire l’offre de logements disponibles pour les touristes. Les conséquences pourraient être désastreuses pour le secteur, qui peine déjà à se relever après les crises successives.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment le gouvernement, en quête de rentrées fiscales, se transforme en « régulateur » des petites entreprises. On pourrait presque croire qu’ils veulent faire de la Nouvelle-Calédonie un modèle de la bureaucratie à la française, où chaque initiative est soumise à une avalanche de paperasse et de taxes.

Effet miroir international

En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux politiques autoritaires qui fleurissent ailleurs dans le monde. Des États-Unis à la Russie, les gouvernements semblent tous avoir un point commun : taxer les petites entreprises tout en protégeant les grandes. Une belle ironie pour un pays qui se veut démocratique et juste.

À quoi s’attendre

Si cette taxe entre en vigueur comme prévu au 1er janvier 2027, il est probable que les tensions entre hôteliers et propriétaires de locations saisonnières s’intensifient. Une situation à surveiller de près, car elle pourrait bien dégénérer en un véritable conflit d’intérêts.

Sources

Source : www.lnc.nc

Vers une taxe sur les Airbnb et les locations touristiques ?
Visuel — Source : www.lnc.nc
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