Un virus mortel à taux de mortalité de 40 % se propage en Europe — Est-ce la prochaine pandémie ?
Un virus rare et dangereux a été transporté d’un paquebot de luxe sur le sol européen, et les autorités sanitaires se retrouvent en course contre la montre. Le MV Hondius, un navire battant pavillon néerlandais, a quitté l’Argentine le 1er avril, transportant l’hantavirus des Andes, la seule souche de hantavirus connue pour se transmettre directement entre humains.
À ce jour, trois personnes ont perdu la vie : un homme néerlandais de 69 ans, sa femme, et un citoyen allemand décédé le 2 mai. Huit cas ont été confirmés ou suspectés dans plusieurs pays, dont la Suisse, la France et l’Afrique du Sud.
Martin Anstee, un photographe animalier britannique de 56 ans, a été évacué par hélicoptère vers un hôpital aux Pays-Bas. Son état est décrit comme « sérieux mais stable ». Sa femme, Nicola, a qualifié ces derniers jours de « traumatisants », avertissant que le virus « peut se détériorer très rapidement ».
Deux autres passagers britanniques s’isolent chez eux au Royaume-Uni après avoir quitté le navire à Sainte-Hélène entre le 22 et le 24 avril et être rentrés par Johannesburg. Aucun d’eux ne présente de symptômes, mais ils ont contacté les autorités sanitaires par mesure de précaution.
Environ 150 personnes provenant de 23 pays restent à bord et pourraient faire face à une quarantaine pouvant aller jusqu’à huit semaines, correspondant à la période d’incubation maximale du virus. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a déclaré que tous les passagers du navire devraient être considérés comme des contacts étroits.
Un développement alarmant a été signalé : un citoyen français, qui n’était jamais monté à bord du navire, a contracté le virus après avoir partagé un vol avec un passager infecté, marquant ainsi le premier cas en dehors du paquebot.
L’experte en épidémies de l’OMS, Maria Van Kerkhove, a précisé que « ce n’est pas le prochain Covid — mais c’est une maladie infectieuse sérieuse. » Elle a confirmé que la souche des Andes peut se transmettre par contact humain prolongé et étroit.
Le navire devrait accoster à Tenerife ce week-end, suscitant des inquiétudes parmi les autorités des îles Canaries. Le président régional, Fernando Clavijo, a averti : « Le danger pour la population est réel. »
L’OMS estime qu’entre 10 000 et 100 000 cas de hantavirus se produisent chaque année dans le monde, mais la souche des Andes, principalement trouvée en Argentine et au Chili, présente un taux de mortalité pouvant atteindre 40 %.
Le monde entier suit la situation de près. Et le temps presse.
📌 Source : The Sun, Sky News, The Telegraph, OMS






