Gares de Lyon, Austerlitz, Saint-Lazare... Quels sont les lieux d'expérimentation du pistolet à impulsions électriques par la SNCF et de la RATP ?

Expérimentation de pistolets à impulsions électriques par la SNCF et la RATP

Alors que quelques centaines d’agents de sûreté de la SNCF et de la RATP peuvent désormais être équipés de pistolets à impulsions électriques, un arrêté publié au Journal officiel précise les modalités de formation et d’utilisation de ces armes. Cette expérimentation vise à renforcer la sécurité dans les transports publics en réponse à des situations de violence.

L’expérimentation se déroule dans plusieurs grandes gares du réseau ferroviaire de la SNCF. En Île-de-France, les gares d’Austerlitz et Saint-Lazare à Paris sont concernées, ainsi que les lignes D et E du RER, ainsi que les quais et gares dédiés à ces lignes. Au-delà de l’Île-de-France, les gares de Lyon Part-Dieu, Marseille Saint-Charles et Rennes sont également ciblées.

Sur le réseau de la RATP, les agents du « service de grande nuit » de la gare de Lyon à Paris, ainsi que ceux des « services jour, mixte et petite nuit » dans les secteurs de Bobigny et Saint-Denis Pleyel, participeront à cette expérimentation.

Le ministère des Transports a annoncé en février que cette initiative serait mise en œuvre à titre expérimental pendant trois ans. Elle concerne environ 10 % des agents de la police ferroviaire, soit entre 300 et 400 agents. Une formation de minimum dix-huit heures, comprenant des enseignements théoriques et pratiques, est prévue avant la délivrance du port d’arme.

La SNCF emploie environ 3 000 agents dans son service de police ferroviaire, le « Suge », tandis que la RATP compte environ 1 000 agents dans son Groupe de protection et de sécurité des réseaux (GPSR). Tous ces agents sont assermentés et formés, et ils sont déjà autorisés à porter des armes létales.

L’arrêté précise que l’usage des pistolets à impulsions électriques est interdit contre les enfants, les femmes manifestement enceintes, les conducteurs de véhicules en mouvement, et ne peut pas être utilisé comme arme de contact. Un rapport sera établi sur les patrouilles, les interventions et les accidents des agents en intervention.

Cette expérimentation s’inscrit dans le cadre de la loi relative à la sûreté dans les transports, portée par Philippe Tabarot, ministre des Transports.

Source : France 3 Régions

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