
Seules 14 % des villes dans le monde respirent un air considéré comme sûr
Seules 14 % des villes dans le monde respirent un air jugé sain, une baisse par rapport aux 17 % de l’année précédente, selon un rapport de la société suisse IQAir. Cette étude a analysé les données de 9 446 villes réparties sur 143 pays, régions et territoires.
La qualité de l’air se dégrade globalement, principalement en raison du changement climatique d’origine humaine. Les incendies de forêt ont particulièrement impacté la qualité de l’air en 2025, tout comme d’autres phénomènes météorologiques extrêmes, intensifiés par la combustion de combustibles fossiles. Les pertes économiques dues à ces événements ont été estimées à au moins 43 milliards d’euros en Europe.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe des seuils de sécurité pour les particules fines PM2,5, qui sont associées à divers problèmes de santé. En 2025, seuls trois pays européens — l’Andorre, l’Estonie et l’Islande — ont respecté la recommandation de l’OMS, qui fixe le seuil à 5 microgrammes par mètre cube (µg/m³).
Au niveau mondial, 130 des 143 pays étudiés, soit 91 %, ne respectent pas ces seuils de sécurité. Les cinq pays les plus pollués au monde sont le Pakistan (67,3 µg/m³), le Bangladesh (66,1 µg/m³), le Tadjikistan (57,3 µg/m³), le Tchad (53,6 µg/m³) et la République démocratique du Congo (50,2 µg/m³).
Ce rapport souligne également que la situation de la qualité de l’air s’est détériorée dans plusieurs pays européens, avec une hausse de la pollution aux PM2,5 dans 23 pays, alors que 18 ont enregistré une baisse. L’augmentation de plus de 30 % de la pollution en Suisse et en Grèce a été attribuée à des fumées de feux de forêt et à des poussières sahariennes.
La nécessité d’une surveillance accrue de la qualité de l’air est donc primordiale pour comprendre les défis environnementaux auxquels le monde est confronté.
(Source : IQAir)



