De plus en plus, les parents se tournent vers l’intelligence artificielle pour accompagner leurs enfants dans leurs devoirs ou pour obtenir des conseils éducatifs. Les agents conversationnels, véritables substituts modernes de figures parentales, se distinguent par leur disponibilité constante et leur bienveillance, même à des heures tardives. Dans son ouvrage Machines maternelles, publié en avril aux Editions Presses universitaires de France (Puf), Serge Tisseron met en lumière les dangers que représente l’IA, notamment en affaiblissant l’esprit critique et les interactions sociales.
Serge Tisseron, psychiatre et docteur en psychologie, est également membre de l’Académie des technologies. Son expertise sur nos relations avec les machines est bien connue, notamment grâce à ses « balises 3-6-9-12 », proposées en 2008 pour guider les parents sur l’utilisation des écrans par leurs enfants. À cet égard, il sera présent à Lausanne le 25 avril lors du Congrès pour l’éducation de demain, organisé par la Fondation Nanou, qui soutient les structures d’accueil de la petite enfance.
Dans un monde où l’IA devient omniprésente, il est essentiel de comparer les différentes options disponibles pour éviter de dépendre uniquement de ces technologies. Les parents doivent anticiper les coûts émotionnels et intellectuels liés à une telle dépendance, en se demandant si ces outils renforcent ou affaiblissent les compétences de leurs enfants.
En parallèle, il est crucial de réserver des moments sans écran pour favoriser des interactions humaines authentiques. En intégrant ces réflexions, les parents peuvent mieux naviguer dans ce paysage technologique complexe, tout en préservant le développement social et critique de leurs enfants.

