À l’aube de 2027, les services de mobilité partagée se démocratisent dans de nombreuses collectivités françaises. Les résultats d’une enquête réalisée par le Gart révèlent que 71% des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) proposent désormais un service de covoiturage, tandis que 68% mettent à disposition une offre de vélopartage. Cette évolution témoigne d’une prise de conscience croissante quant aux enjeux de mobilité durable.

Ce qui change
Le déploiement de ces services vise à faciliter les déplacements du quotidien des habitants, notamment les actifs et les étudiants, qui représentent les principaux utilisateurs de ces solutions pour leurs trajets domicile-travail ou vers les établissements d’enseignement. Les collectivités s’efforcent ainsi de rendre ces nouveaux modes de transport accessibles et pratiques, tout en contribuant à la réduction de l’empreinte carbone.
Le contexte local
Dans des territoires particulièrement denses, l’autopartage a également commencé à s’installer, bien qu’il soit encore moins répandu, avec seulement 42% des territoires participant. Ces services visent à compléter l’offre de transport collectif existante, notamment en tant que solution pour le « premier » et le « dernier kilomètre » de déplacement. Cependant, des défis subsistent, notamment en matière d’intermodalité, comme l’indique le Gart : l’intégration de ces services dans une offre de transport multimodale reste à améliorer.
Les chiffres à retenir
- 71% des AOM proposent un service de covoiturage.
- 68% des AOM offrent un service de vélopartage.
- 42% des AOM déploient un service d’autopartage.
- 57% des territoires bénéficient d’une subvention de leur collectivité pour soutenir les services de covoiturage.
Ce que cela change pour le territoire
Cette stratégie de développement des mobilités partagées pourrait transformer le paysage des transports en commun, aidant à réduire les congestions et à diminuer les émissions de gaz à effet de serre. L’enquête souligne une vraie volonté des collectivités de passer d’une logique de déploiement de ces solutions à leur pleine intégration dans un système de transport holistique et efficace.
Les prochaines étapes
À l’heure actuelle, les autorités doivent se pencher sur les moyens de renforcer l’interconnexion entre ces services de mobilité partagée et les réseaux de transport public. L’annonciation de nouveaux projets et la mise en œuvre de solutions numériques permettant de combiner ces options de transport sont primordiales. Le succès de cette transition dépendra également de l’engagement financier des collectivités, qui, pour l’heure, soutiennent significativement ces initiatives par le biais de subventions.
Ce qu’il faut retenir
En synthèse, l’essor du covoiturage, du vélopartage et de l’autopartage à travers près de 70% des AOM démontre un tournant vers une mobilité plus verte. Cela ouvre des perspectives prometteuses pour l’amélioration de la qualité de vie des habitants, tout en s’inscrivant dans une dynamique collective de lutte contre les impacts environnementaux du transport.
Source principale : Actualités Localtis – Groupe Caisse des Dépôts (www.banquedesterritoires.fr)
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