Sébastien Lecornu annonce un budget pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.
Le 16 septembre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, dans une tribune publiée dans Le Monde, un budget de 1,5 milliard d’euros pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en 2027, montant équivalent à celui de 2026. (leparisien.fr)
Cette annonce a suscité la réaction d’Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, qui a dénoncé une stratégie de communication « délétère » du gouvernement. Elle a souligné que la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, dont l’examen à l’Assemblée nationale est prévu début octobre, « ne sert à rien s’il n’y a pas de moyens supplémentaires ». (leparisien.fr)
En 2023, les infractions enregistrées pour outrage sexiste et sexuel ont augmenté de 19 % par rapport à l’année précédente, avec environ 3 400 cas signalés. Parmi les victimes, 88 % étaient des femmes, principalement âgées de moins de 30 ans. (interieur.gouv.fr)
La Fondation des femmes estime que les besoins pour lutter contre les violences faites aux femmes atteignent entre 2,6 et 5,6 milliards d’euros par an, alors que seulement 184,4 millions d’euros ont été alloués en 2023. (carenews.com)
Anne-Cécile Mailfert a déclaré : « Si vous êtes une femme victime de violences, vous avez moins de chance aujourd’hui, qu’avant le Grenelle des violences conjugales, de trouver une association qui aura les moyens de vous héberger et de vous accompagner. » (carenews.com)
Elle a également critiqué le budget annoncé par le gouvernement, le qualifiant de « poudre de perlimpinpin », estimant qu’il ne répond pas aux besoins réels pour combattre efficacement les violences sexistes et sexuelles. (leparisien.fr)
La présidente de la Fondation des femmes a insisté sur la nécessité d’un financement accru pour que la loi contre les violences sexistes et sexuelles puisse être réellement efficace. Elle a souligné que sans moyens supplémentaires, les promesses gouvernementales risquent de rester lettre morte. (leparisien.fr)
En conclusion, malgré les annonces gouvernementales, les associations féministes et les victimes continuent de dénoncer le manque de moyens alloués à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, soulignant l’urgence d’une action concrète et financée pour répondre aux besoins réels du terrain.
