
Hantavirus : À São Paulo, les risques d’épidémies véhiculées par les rats cartographiés
Les autorités sanitaires se veulent rassurantes face à la propagation du hantavirus de type “Andes”, d’origine sud-américaine, qui a récemment refait surface. Ce virus a suscité des inquiétudes similaires à celles engendrées par la pandémie de Covid-19. Actuellement, l’origine des cas recensés à bord du bateau de croisière MV Hondius, ayant entraîné la mort de trois personnes – un couple de Néerlandais et une ressortissante allemande – reste floue.
Après plusieurs jours de navigation au large du Cap-Vert, le navire a accosté le 10 mai à Tenerife, dans l’archipel espagnol des Canaries, avec près de 150 passagers et membres d’équipage de 23 nationalités. Le rapatriement des personnes vers leurs pays de résidence a été initié, et les cas présentant des symptômes ont été pris en charge.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé, lundi, sept cas liés à ce foyer de hantavirus, avec deux autres cas suspectés. Le 12 mai, le bilan était de neuf cas confirmés, deux probables et aucun suspecté. La recherche des personnes ayant été en contact avec le navire se poursuit à l’échelle mondiale. Toutefois, l’OMS insiste sur le fait qu’il ne s’agit ni du début d’une épidémie, ni d’une pandémie.
À São Paulo, l’Institut Pasteur mène des enquêtes sur les risques liés aux rats urbains, connus pour être des porteurs potentiels de virus dangereux pour l’homme. La cartographie des zones à risque s’intensifie, dans un contexte où la vigilance est de mise face aux maladies zoonotiques.
Source : Le Temps





