
Santé mentale des préadolescents : aux urgences de l’hôpital Robert-Debré
Aux urgences de l’hôpital pédiatrique Robert-Debré, à Paris, des jeunes comme Léa, dont le prénom a été modifié pour préserver l’anonymat, expriment des pensées suicidaires. Âgée de 12 ans, elle a déclaré : « Je pense à m’ouvrir les veines, à me pendre ou à me stranguler. C’est ce soir, j’y pense tout le temps, même en dormant. » Ces déclarations illustrent une crise de santé mentale alarmante chez les préadolescents.
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La maman de Léa, Elisabeth, souligne l’urgence de la situation : « Léa n’en peut plus, je la sens remplie de souffrance, de colère. Regardez ses bras, ses cuisses [recouverts de cicatrices]. Elle est au max de ce qu’elle peut supporter, et moi aussi. » Ce témoignage met en lumière le désespoir croissant chez les jeunes, souvent difficile à détecter par les parents.
Contexte factuel
La santé mentale des jeunes en France est devenue une préoccupation majeure. Selon un rapport de Santé Publique France, environ 20 % des adolescents de 12 à 17 ans souffrent de troubles psychiques. Les urgences pédiatriques, comme celles de Robert-Debré, constatent une augmentation des admissions pour des crises suicidaires.
Données ou statistiques
Les données de l’INSEE indiquent que le taux de suicide chez les adolescents a augmenté ces dernières années. En 2021, 2,5 % des adolescents ont déclaré avoir envisagé le suicide. Ce chiffre est alarmant et appelle à des mesures de prévention renforcées.
Conséquence directe
Cette situation souligne l’importance d’une prise en charge rapide et adéquate des jeunes en détresse, ainsi que la nécessité d’un dialogue ouvert sur la santé mentale au sein des familles et des établissements scolaires.
Source : Santé Publique France, INSEE





