
Sanctuaire des tortues vertes : l’îlot Huon sous haute surveillance scientifique
Dans l’immensité de l’océan Pacifique, l’îlot Huon, au cœur de la réserve marine d’Entrecasteaux, classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, se présente comme une fine langue de sable. À y regarder de plus près, quelques lianes poussent au « sommet » de l’atoll, culminant à 7 mètres de hauteur. L’archipel des Bélep, terre habitée la plus proche, se trouve à dix heures de navigation.
Se rendre sur les récifs d’Entrecasteaux est un privilège. Seuls les scientifiques, sur autorisation expresse du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, peuvent accéder à la réserve pour des missions spécifiques, notamment le suivi des tortues marines. Cette expédition nécessite une patience considérable : il faut deux jours et demi de navigation depuis Nouméa pour atteindre les premiers îlots, suivis de cinq heures supplémentaires pour rejoindre Huon. Le camping y est interdit pour ne pas déranger les oiseaux, tels que les fous bruns, fous masqués et sternes fuligineuses.
Durant cette mission, une dizaine de scientifiques et bénévoles vivent à bord du catamaran géant Nautilus-360, long de 24 mètres, où ils gèrent une promiscuité inévitable entre ordinateurs, instruments de mesure et autres équipements nécessaires à leurs recherches.
L’importance de ces missions ne peut être sous-estimée. Les tortues vertes, espèces menacées, jouent un rôle crucial dans l’écosystème marin. Leur suivi est essentiel pour la conservation de leur habitat et pour les efforts de préservation de la biodiversité dans cette région isolée et précieuse du Pacifique Sud.
Source : Delphine Mayeur/WWF.





