Ryanair : quand la droite décolle avec 363 kg de carburant et des promesses en panne
Le fait principal
Le vol Ryanair FR3418, reliant Pise à Glasgow-Prestwick, a dû interrompre trois approches avant de se dérouter vers Manchester, se posant avec seulement 363 kg de kérosène, bien en dessous de la réserve minimale de sécurité. Cet incident, qualifié de « grave » par l’AAIB dans un rapport publié le 24 septembre 2026, soulève des questions cruciales sur la gestion des urgences aériennes.
Ce qui s’est passé
Le 3 octobre 2025, un Boeing 737-800 opéré par Malta Air pour Ryanair transportait 171 passagers et six membres d’équipage lorsqu’il a rencontré des conditions météorologiques difficiles à Glasgow-Prestwick. Après une première alerte de cisaillement de vent, les pilotes ont dû remettre les gaz. Une deuxième tentative d’atterrissage a également échoué, entraînant une demande de déroutement vers Manchester, qui a été refusée sans explication. En fin de compte, le vol a été dévié vers Édimbourg, où une troisième alerte a encore compliqué la situation.
Le contexte
Les pilotes avaient prévu des réserves de carburant supplémentaires en anticipation de la tempête Amy. Malgré cela, la gestion des approches à Glasgow a révélé des lacunes dans la communication entre les services aéroportuaires. L’AAIB a souligné que la première demande de déroutement vers Manchester aurait dû être acceptée, indiquant une rupture dans les protocoles de sécurité en place.
Les chiffres à retenir
- 363 kg de kérosène à l’atterrissage, soit l’équivalent de neuf minutes de vol.
- 2 164 kg de carburant restants après la remise de gaz à Édimbourg.
- 1 101 kg, la réserve minimale requise pour le vol.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière des incohérences dans la gestion des urgences aériennes. Alors que Ryanair se présente souvent comme un modèle de sécurité, cet incident illustre une réalité bien plus préoccupante. La promesse de sécurité semble s’effondrer face à une communication défaillante et à des décisions aéroportuaires discutables. Si le RN prône la rigueur et l’ordre, il serait peut-être temps qu’il se penche sur la rigueur de ses propres promesses. En effet, comment faire confiance à ceux qui gèrent des situations de crise si mal, alors qu’ils prétendent avoir les réponses à tous les problèmes ?
Ce qu’il faut retenir
Le vol Ryanair FR3418 est un rappel cinglant des enjeux de sécurité aérienne. Au-delà des chiffres, c’est la gestion des crises qui est mise à mal. Une situation qui, espérons-le, incitera à des réflexions plus profondes sur la sécurité dans le secteur aérien.
