
Retraites : légère augmentation du taux d’erreur entre 2024 et 2025
Les calculettes de l’assurance-vieillesse semblent avoir moins bien fonctionné. En 2025, 11,1 % des pensions nouvellement attribuées par le régime de base du privé auraient été affectées par une erreur « de portée financière », marquant une progression de 0,6 point par rapport à l’année précédente. Cette évolution est mise en lumière dans un rapport de la Cour des comptes, publié le 13 mai.
Les magistrats de la rue Cambon, à Paris, avancent ce chiffre avec prudence, car il provient d’une enquête sur un échantillon de dossiers dont le nombre n’est pas précisé. La méthode d’évaluation demeurant similaire d’année en année, des comparaisons dans le temps sont possibles, montrant que le ratio a été plus élevé par le passé, atteignant 16,4 % en 2020.
Quelles que soient les conséquences pour l’assuré, ces erreurs ont une « incidence financière » qui pourrait atteindre 1,08 % du montant des prestations liquidées en 2025, contre 0,99 % en 2024. Le régime a distribué 167 milliards d’euros l’année dernière. Le rapport ne précise pas si ces anomalies entraînent plus de perdants que de gagnants. En 2020, il était indiqué que dans trois cas sur quatre, les personnes concernées par une erreur étaient pénalisées, et pour 50 % d’entre elles, le manque à gagner annuel était égal ou supérieur à 123 euros.
« Complexité croissante »
Concernant les causes de l’augmentation du taux d’erreur entre 2024 et 2025, le rapport ne fournit pas d’explications. Régis Mezzasalma, représentant CGT au conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV), considère cette hausse comme un « signal d’alerte » sur la qualité du service rendu. Un expert du domaine, souhaitant rester anonyme, estime que cette évolution doit être relativisée, la qualifiant de « bruit statistique » dans un contexte de forte activité pour le régime, avec un nombre record de nouvelles retraites mises en paiement.
Source : Cour des comptes.




