La Cité des Arts et le Centre d’art contemporain Passerelle à Brest lancent l’appel à candidature « D’un océan, l’Autre » pour des résidences croisées.
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Pour cet appel à candidature, l’accompagnement en résidence concerne uniquement les artistes-auteurs affiliés de Bretagne et de La Réunion relevant du champ des arts visuels, avec une attention particulière aux artistes émergents.
La durée de résidence est de 8 semaines pour chaque structure. Elle aura lieu :
⸱ Entre mi-avril et mi-juin 2024 à la Cité des Arts pour l’artiste breton,
⸱ Entre mi-août et mi-octobre 2024 ou mi-juillet et mi-septembre 2024 à Passerelle pour l’artiste réunionnais.
Date limite de candidature : Au plus tard le 15 octobre 2023
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Résidences artistiques : un océan de promesses, une mer de contradictions
La Cité des Arts et le Centre d’art contemporain Passerelle à Brest lancent un appel à candidatures pour des résidences croisées, mais qui en profitera vraiment ?
INTRODUCTION : La Cité des Arts et le Centre d’art contemporain Passerelle à Brest viennent de dévoiler leur appel à candidatures « D’un océan, l’Autre », visant à accueillir des artistes de Bretagne et de La Réunion. Une initiative louable, mais qui soulève déjà des questions sur l’accessibilité et l’équité dans le monde de l’art. Qui aurait cru que l’art pouvait être aussi sélectif ?
Ce qui se passe réellement
Pour cet appel à candidature, l’accompagnement en résidence concerne uniquement les artistes-auteurs affiliés de Bretagne et de La Réunion, avec une attention particulière aux artistes émergents. La durée de résidence est de 8 semaines pour chaque structure, se déroulant entre mi-avril et mi-juin 2024 à la Cité des Arts pour l’artiste breton, et entre mi-août et mi-octobre ou mi-juillet et mi-septembre 2024 à Passerelle pour l’artiste réunionnais. La date limite de candidature est fixée au 15 octobre 2023.
Pourquoi cela dérange
Cette initiative, bien que séduisante sur le papier, semble ignorer les réalités du terrain. En se concentrant uniquement sur des artistes affiliés, elle risque d’exclure de nombreux talents non reconnus, qui pourraient pourtant apporter une perspective fraîche et nécessaire. Une belle manière de dire que l’art est pour les « élus », n’est-ce pas ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette sélection rigide sont claires : des voix potentiellement innovantes risquent d’être étouffées au profit de ceux qui ont déjà un pied dans le monde artistique. Cela pose la question de l’égalité des chances dans un domaine qui se veut créatif et inclusif.
Lecture satirique
Il est ironique de constater que, dans un monde où l’on prône l’ouverture et la diversité, des initiatives comme celle-ci semblent renforcer les barrières. Les promesses d’un accès équitable à l’art se heurtent à la réalité d’un système qui favorise les « artistes en vue ». Un bel exemple de décalage entre le discours et la pratique.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, où l’accès à la culture est souvent réservé à une élite. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les politiques culturelles peuvent parfois sembler plus intéressées par le contrôle que par la promotion de la créativité. Une triste ironie pour un appel à candidatures qui se veut inclusif.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, il est à craindre que l’art devienne encore plus un club fermé, où seuls les « initiés » peuvent espérer trouver leur place. Les artistes émergents, qui devraient être au cœur de cette initiative, pourraient bien se retrouver à la périphérie.




