La rentrée des vacances de la Toussaint, ce lundi 2 novembre 2026, constitue un test pour l’exécutif : les organisations lycéennes et étudiantes appellent à poursuivre les blocages, malgré les mesures annoncées par le gouvernement. En parallèle, le bilan des dégradations de commerces lors des manifestations de samedi recule nettement, selon CCI France.

Des appels à bloquer lycées et universités
Après six semaines de mobilisation, les organisations de jeunesse entendent maintenir la pression à la reprise des cours. Pierre Sourzat, président de l’organisation Les Lycéens !, a annoncé des appels au blocage dès lundi. L’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante prévoient, elles, de nouvelles actions mardi 3 et jeudi 5 novembre.
L’Unef a également appelé à organiser des mobilisations dans les universités ce lundi. Le syndicat étudiant souhaite faire du mardi 3 novembre une journée de blocages dans les facultés et les lycées.
L’ampleur de la mobilisation à la rentrée reste à mesurer. L’entourage d’Emmanuel Macron a estimé dimanche que le moment était venu pour les élèves de retourner en classe, tout en reconnaissant qu’un mouvement lycéen ne s’achève pas toujours de façon nette.
Des mesures annoncées par le gouvernement
La semaine précédente, les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur avaient présenté plusieurs mesures destinées à répondre aux revendications et à mettre fin au mouvement, lancé à la mi-septembre.
Le gouvernement a notamment annoncé le remplacement progressif de Parcoursup d’ici à 2028, l’abandon des suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale et la création de 500 postes supplémentaires. Les annonces comprennent aussi un plafond de 28 élèves par classe de seconde et l’ouverture de 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur.
Moins de commerces dégradés samedi
Lors des manifestations contre la vie chère organisées samedi, 20 commerces ont été dégradés, selon le bilan de CCI France. Le chiffre est inférieur aux précédents décomptes de la Chambre de commerce et d’industrie : 50 établissements avaient été touchés le 24 octobre, contre 2 488 le 17 octobre.
Le cabinet du ministre du Commerce, Serge Papin, a jugé que la situation se stabilisait et que les violences visant les commerces étaient « un peu derrière nous ». Il a également indiqué qu’aucun phénomène de meute comparable à celui du 17 octobre ni pillage n’avait été constaté. CCI France souligne toutefois que les enseignes subissent aussi une baisse de leur chiffre d’affaires.
Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)
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Auteur : X.M.







