
L’étiquetage de l’origine du miel renforcé à partir de juin 2026
À partir de juin 2026, tous les pots de mélanges de miel devront indiquer de manière détaillée chaque pays de récolte, selon un décret publié le 25 avril au Journal officiel. Cette mesure vise à transposer une directive européenne adoptée en 2024, connue sous le nom de directive « petit-déjeuner ».
Suspicion sur des pots de miel
Jusqu’à présent, cette obligation ne concernait que les mélanges de miels conditionnés en France. Le décret élargit désormais cette exigence à tous les pots de miel. La directive européenne a été mise en place pour lutter contre l’importation de miels frelatés dans l’Union européenne, souvent par l’ajout de sucres. Une enquête de la Commission européenne a révélé que près de 50 % des 320 échantillons de miel importés étaient suspectés de non-conformité aux règles de l’UE, notamment en raison de l’ajout de sirops de sucre.
En particulier, 74 % des miels provenant de Chine étaient jugés suspects, tout comme la quasi-totalité des miels importés de Turquie et tous les miels contrôlés venant du Royaume-Uni, où ils étaient assemblés à partir de diverses origines.
Données ou statistiques
Le décret met en application ces mesures à compter du 14 juin 2026. Tous les pots de miel de mélange devront désormais spécifier les pays de récolte par ordre décroissant de poids, avec le pourcentage exact que chacun représente dans le pot, tout en respectant une marge d’erreur de 5 %.
Conséquence directe
Les produits qui ne respecteront pas ces nouvelles normes mais qui auront été étiquetés ou mis sur le marché avant le 14 juin pourront continuer à être vendus jusqu’à épuisement des stocks.
Source : Journal officiel





