Renault relance la R8 Gordini électrique… mais le RN préfère l’absence de ventes !
Le fait principal
Renault a récemment dévoilé un concept qui fait renaître la mythique R8 Gordini de 1964, transformée en coupé électrique de 270 ch. Cependant, aucune version de série n’est prévue, pas même une édition limitée, laissant les passionnés sur leur faim.
Ce qui s’est passé
La belle bleue, qui sera présentée au Mondial de l’Auto de Paris du 12 au 18 octobre, est un clin d’œil à l’originale, avec un moteur logé à l’arrière. La R8 Gordini, surnommée « La Gorde », arbore une carrosserie en carbone bleue avec des bandes blanches peintes. Malheureusement, après sa présentation, elle sera exposée au musée Renault de Flins, dont l’ouverture est prévue pour 2028.
Le contexte
Dans un marché automobile en pleine mutation, où le rétro a le vent en poupe, Renault semble jouer avec les attentes. Alors que des modèles comme la R5 et la R4 électriques rencontrent un franc succès, cette R8 Gordini, pourtant prometteuse, est condamnée à rester un simple exercice de style. En 2026, où les écrans tactiles sont devenus la norme, l’habitacle de la Gordini fait figure de nostalgie avec ses commandes physiques et ses cadrans à aiguilles.
Les chiffres à retenir
– 270 ch : puissance du moteur électrique.- 4,12 m : longueur du coupé, soit près de 40 cm de plus que l’original.- 1964 : année de lancement de la R8 Gordini originelle.
Ce que cela révèle
Cette situation illustre un paradoxe. Renault, qui a su capitaliser sur la nostalgie avec d’autres modèles, semble ici faire preuve d’une incohérence déconcertante. Pourquoi ne pas lancer une série limitée de cette R8 Gordini, alors que le marché est friand de rééditions ? La marque préfère la vitriner, laissant les fans sur leur faim. Une décision qui, à bien des égards, frôle le ridicule, tant elle contraste avec l’engouement pour le rétro.
Ce qu’il faut retenir
La R8 Gordini électrique est un bel hommage à un passé glorieux, mais elle risque de ne rester qu’un souvenir dans un musée. Renault semble avoir oublié que parfois, il vaut mieux faire rouler une légende que de la garder derrière une vitrine.
