
Le remplacement des policiers municipaux partis à Cagnes-sur-Mer anime le conseil municipal de Saint-Laurent-du-Var
Lors du dernier conseil municipal de Saint-Laurent-du-Var, la question du remplacement des policiers municipaux ayant quitté la ville pour Cagnes-sur-Mer a suscité des débats animés. En effet, le candidat du Rassemblement National (RN) de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson, avait promis des postes à une douzaine d’agents de Saint-Laurent-du-Var, une promesse qu’il a apparemment tenue en débauchant cinq d’entre eux depuis sa victoire électorale.
À Saint-Laurent-du-Var, Rafaël Quessada, chef de l’opposition et directeur de cabinet de Bryan Masson, a exprimé ses préoccupations lors de la séance du 29 avril. Bien que son groupe ait voté contre le budget sans en critiquer les lignes, il a soulevé des questions sur l’absence de recrutements d’agents dans le budget proposé, mettant en doute la capacité de la municipalité à réouvrir des îlots de police en centre-ville sans effectifs suffisants.
Le maire Joseph Segura a reconnu la validité de la question, précisant que deux demandes de départs avaient été reçues et que la municipalité attendait de déterminer le nombre d’agents à recruter pour répondre aux engagements pris pendant la campagne. Il a ajouté que les recrutements se feraient naturellement au cours du mandat, espérant que les effectifs seraient complets d’ici trois à quatre ans. Quessada a confirmé le soutien de son groupe pour toute mesure visant à renforcer la police municipale, affirmant que la sécurité n’a pas de prix.
Florence Espanol, adjointe à la Sécurité, a également annoncé qu’un recrutement de deux policiers municipaux et deux agents de surveillance de la voie publique (ASVP) serait lancé dans le mois suivant. Actuellement, la commune compte environ 40 policiers municipaux. Pendant la campagne, Segura avait promis d’installer des postes de police au port, à la gare, et dans d’autres zones stratégiques, tandis que Quessada avait proposé d’augmenter les effectifs de police municipale de 12 agents pour atteindre un total de 52.
Cette situation met en lumière les défis auxquels fait face la municipalité en matière de sécurité, alors que les changements au sein des forces de police continuent d’alimenter les discussions au sein du conseil municipal.
Source : Nice Matin




