
Rakuten France en quête d’un repreneur : l’avenir incertain du pionnier du e-commerce
Le 7 avril dernier, Rakuten France, anciennement Priceminister, a annoncé un projet de cession ou de fermeture, une information confirmée par Capital.fr et les Échos le 2 mai. Fondée en 2000, la plateforme a été rachetée en 2010 par le groupe japonais Rakuten pour 200 millions d’euros. Malgré des investissements conséquents sur près de 16 ans, la société peine à se maintenir face à la concurrence féroce des géants américains comme Amazon et des acteurs chinois tels que Temu et Shein.
Actuellement, Rakuten emploie encore 180 salariés en France, qui pourraient se retrouver sans emploi si aucun repreneur ne se manifeste d’ici le troisième trimestre 2026, selon LSA. La place de marché, qui propose des articles neufs et d’occasion, a vu son nombre de clients chuter de 33 % entre 2016 et 2026, tandis que son trafic a diminué de 42 %. En comparaison, Amazon a vu le nombre de ses visiteurs français bondir de 9 millions à 45 millions durant la même période, tandis que Rakuten ne revendique aujourd’hui que 15 millions de visiteurs mensuels.
La direction de Rakuten évoque une « perte d’activité chronique », malgré des efforts pour moderniser la plateforme et intégrer des solutions basées sur l’intelligence artificielle. Les dix premières places des places de marché sont désormais occupées principalement par des entreprises américaines et chinoises, rendant la situation de Rakuten d’autant plus précaire.
Bien que la fermeture de Rakuten France semble imminente, la société a précisé que d’autres entités, telles que Rakuten Symphony, Rakuten TV, et Rakuten Viber, continueront de se développer.
Source : Capital.fr, Échos, LSA





