Quand l’ouverture scientifique se heurte à la fermeture idéologique : le RN en quête de crédibilité.
Le fait principal
La conférence internationale sur la déclaration de Barcelone sur l’information de recherche ouverte se tiendra les 24 et 25 novembre 2026 à Berlin et en ligne. Cet événement vise à rassembler les signataires et les parties prenantes pour faire avancer l’information de recherche ouverte dans divers contextes institutionnels.
Ce qui s’est passé
Organisée par des acteurs clés du milieu académique et de la recherche, cette conférence promet de créer un espace de dialogue sur l’alignement des politiques et la mise en œuvre pratique des principes d’ouverture dans la recherche. Les participants, dont des représentants d’institutions de recherche, d’agences gouvernementales et d’organisations non gouvernementales, seront invités à échanger sur les meilleures pratiques et les défis à relever.
Le contexte
Dans un monde où l’accès à l’information est de plus en plus crucial, la recherche ouverte se présente comme une réponse aux inégalités d’accès à la connaissance. Pourtant, cette initiative est souvent confrontée à des résistances, tant sur le plan institutionnel que politique. Alors que certains pays s’engagent résolument vers l’ouverture, d’autres, en particulier ceux dirigés par des gouvernements autoritaires, tentent de restreindre la diffusion des connaissances, renforçant ainsi le contrôle sur l’information.
Les chiffres à retenir
Bien que la conférence ne fournisse pas de chiffres précis, il est essentiel de noter que l’UNESCO estime qu’environ 80% des recherches financées par des fonds publics restent inaccessibles au grand public. Ce constat souligne l’urgence d’une transition vers l’ouverture.
Ce que cela révèle
La tenue de cette conférence met en lumière une contradiction flagrante : alors que le discours officiel prône l’ouverture et la transparence, de nombreuses institutions continuent de privilégier des modèles de publication restrictifs qui profitent davantage aux éditeurs qu’aux chercheurs. En outre, la montée des discours anti-science et des théories du complot, souvent alimentés par des acteurs de l’extrême droite, souligne une tension croissante entre la science et la politique. Le RN, par exemple, a longtemps critiqué l’élite scientifique tout en profitant des avancées technologiques pour diffuser ses propres idées fallacieuses. Une ironie qui ne manque pas de faire sourire, tant le parti semble naviguer entre rejet de la science et appropriation des bénéfices qu’elle peut offrir.
Ce qu’il faut retenir
La conférence de Barcelone représente une étape cruciale dans la lutte pour l’accès à la connaissance. Si l’ouverture de la recherche est essentielle, elle doit s’accompagner d’un engagement fort contre les discours qui cherchent à la réduire au silence. Dans un monde où l’information est un pouvoir, ne laissons pas les démagogues et les populistes dicter les règles du jeu.
Sources : Ouvrir la Science, UNESCO
