Quand le RN promet la mobilité, mais préfère les voitures au détriment des cyclistes à Besançon !
Le fait qui dérange
À Besançon, la nouvelle majorité municipale, menée par Ludovic Fagaut (LR), souhaite rouvrir le pont de la République à la circulation automobile. Pendant ce temps, les écologistes, gilets verts sur le dos et compteurs à la main, s’érigent en défenseurs d’une piétonnisation déjà bien établie.
Ce que le RN affirme
« On veut des faits, pas du dogmatisme », clame Anne Vignot, ancienne maire et actuelle conseillère municipale écologiste, en s’armant de chiffres pour défendre l’absence de voitures sur le pont. Un appel à la rationalité qui semble presque désespéré, tant le dogmatisme automobile a la vie dure dans certaines strates politiques.
Ce que disent les faits
D’après le comptage effectué par les militants, environ 700 cyclistes et piétons empruntaient le pont avant l’éviction des voitures. Aujourd’hui, ce chiffre aurait plus que doublé. Mais attention, ce comptage a été réalisé en une seule journée, sous un soleil radieux, un détail que les écologistes semblent avoir oublié d’intégrer dans leur plaidoyer. Un peu comme si l’on prétendait que le succès d’un festival dépend uniquement de la qualité de la musique, sans tenir compte du temps qu’il fait.
Le grand écart
Alors que Fagaut prône la réouverture du pont aux voitures, les écologistes soulignent que cela ne ferait qu’aggraver les embouteillages. Anthony Poulin, conseiller municipal, évoque un gain de. deux minutes de trajet pour les automobilistes. Deux minutes ! Cela vaut-il vraiment le coup de transformer le pont en autoroute, au risque de créer des bouchons supplémentaires ? Si l’on ajoute à cela la nécessité de modifier le fonctionnement des carrefours, on se demande si la nouvelle majorité a vraiment réfléchi aux conséquences de son projet. Entre l’utopie d’un pont partagé et la réalité d’un trafic saturé, le fossé est, disons, assez large.
Ce qu’il faut retenir
Les écologistes, malgré leur position de perdants aux dernières élections, semblent avoir un argument solide : la réalité des chiffres. Cependant, leur comptage, bien que révélateur, reste un instantané, un coup d’œil fugace dans un tableau bien plus complexe. Pendant ce temps, la mairie, silencieuse, laisse planer le doute, comme un chef d’orchestre qui refuse de diriger.
Sources
- France 3 Régions
- Déclarations des élus écologistes
En somme, à Besançon, le débat sur le pont de la République n’est pas seulement une question de circulation, mais aussi un révélateur des tensions entre vision écologique et pragmatisme politique. Qui aurait cru qu’un pont pourrait devenir un champ de bataille pour des idéologies si opposées ?
