Quand la NASA vend des trésors : un stagiaire découvre 1,8 million dans des bandes magnétiques, pendant que le RN cherche encore son plan économique.
Le fait principal
Un étudiant de la NASA, Gary George, a récemment découvert que trois bandes magnétiques du premier pas sur la Lune, achetées pour 217 dollars en 1976, valaient aujourd’hui 1,82 million de dollars. Ce retournement de situation soulève des questions sur la gestion des archives de l’agence spatiale américaine.
Ce qui s’est passé
En juin 1976, Gary George, alors stagiaire à Houston, a acquis un lot de 1 150 bandes magnétiques lors d’une vente de surplus gouvernemental. Parmi elles, trois bobines étiquetées « APOLLO 11 EVA, 20 juillet 1969 » ont été oubliées pendant plus de trois décennies. En 2008, après avoir été informé par un ancien collègue, George a décidé de faire examiner ces bandes. À sa grande surprise, elles contenaient des enregistrements de la mission Apollo 11, que la NASA cherchait désespérément depuis 2008.
Le contexte
La NASA a perdu ses propres enregistrements de la mission Apollo 11, ayant réenregistré par-dessus ses archives. Ce manque de prévoyance est d’autant plus frappant que ces enregistrements sont les seuls témoins de la qualité d’image originale de l’événement historique. En effet, les copies de secours s’étaient dégradées en raison d’un stockage inapproprié, laissant l’agence dans l’incapacité de retrouver ses propres archives.
Les chiffres à retenir
- En 1976, le lot de bandes a coûté 217,77 dollars.
- La vente aux enchères de Sotheby’s a atteint 1,82 million de dollars en 2008.
- La vente a multiplié par 8 000 la mise initiale de 1976.
Ce que cela révèle
Cette affaire met en lumière les failles dans la gestion des archives de la NASA, une agence censée être à la pointe de la technologie. Le contraste entre la valeur inestimable de ces enregistrements et la négligence dont ils ont fait l’objet est frappant. En somme, la NASA, qui a fait rêver des générations, a laissé échapper une partie de son propre héritage. Pendant ce temps, les discours sur l’importance de conserver notre patrimoine scientifique semblent bien vides. Qui aurait pensé qu’un étudiant, plutôt qu’une institution, serait le sauveur de l’histoire spatiale ?
Ce qu’il faut retenir
La découverte des bandes magnétiques d’Apollo 11 par Gary George illustre non seulement un coup de chance, mais aussi une gestion désastreuse des archives par la NASA. Alors que les enchères atteignent des sommets, cette histoire rappelle que parfois, ce sont les petites mains qui sauvent les grandes histoires.
Sources : Science & Vie, Sotheby’s
