Procès Lionel Bilgo : Le TGI de Bobo-Dioulasso cède au pôle ECOFI pour l’instruction du dossier.
Procès Lionel Bilgo : Le TGI de Bobo-Dioulasso se dessaisit au profit du pôle ECOFI
Le procès opposant le ministère public à l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Wendkouni Joël Lionel Bilgo, et à Vincent de Paul Kaboré, directeur exécutif de la Société immobilière Traoré et Frères (SITRAF), a connu un nouveau développement ce vendredi 18 septembre 2026 devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso.
Alors que le dossier devait entrer dans une nouvelle phase après son renvoi pour des actes de poursuite complémentaires, les débats ont finalement porté sur la compétence de la juridiction. Le parquet a demandé au tribunal de se dessaisir du dossier au profit du pôle économique et financier (ECOFI), invoquant l’ajout de faits présumés de blanchiment de capitaux aux infractions initialement poursuivies.
Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré sont poursuivis pour des activités liées à la SITRAF, notamment pour exercice illégal d’activités de promotion foncière et publicité d’activités de promotion immobilière sans autorisation préalable. Lors de la précédente audience, le 4 septembre 2026, le parquet avait obtenu le renvoi de l’affaire afin de permettre la réalisation d’actes de poursuite complémentaires. Les deux prévenus, placés sous mandat de dépôt le 28 août 2026, étaient restés en détention après le rejet de leurs demandes de liberté provisoire.
À l’audience du 18 septembre, le ministère public a estimé que les investigations complémentaires avaient révélé des éléments pouvant relever du blanchiment de capitaux, justifiant ainsi le dessaisissement. La défense a contesté cette demande, arguant que la chambre ordinaire pouvait continuer l’examen du dossier et soulevant des questions sur la régularité de la procédure.
Après avoir entendu les différentes parties, le tribunal a suspendu l’audience pour délibérer. À la reprise, il a décidé de se dessaisir du dossier au profit du pôle ECOFI, considérant la connexité et l’indivisibilité entre les faits de promotion foncière illégale et ceux de blanchiment de capitaux. Le dossier est ainsi renvoyé devant le pôle ECOFI, dont la prochaine audience est prévue le 21 septembre 2026.
Source : Burkina24.
