Préméditation ou improvisation ? Le procès Ullens met à jour les paradoxes de l’extrême droite.
Le fait principal
Le procès de Nicolas Ullens de Schooten s’ouvre ce lundi à Nivelles, avec une question brûlante au cœur des débats : a-t-il prémédité le meurtre de sa belle-mère, Myriam Lechien, surnommée « Mimi » ? L’accusé, âgé de 61 ans, est en effet poursuivi pour un acte tragique survenu le 29 mars 2023, où il a tiré six balles sur la baronne, la tuant sur le coup.
Ce qui s’est passé
Ce jour-là, Nicolas Ullens se rend au domaine de son père, le baron Guy Ullens, pour une conversation apparemment banale. Après un entretien de vingt minutes, il sort, mais au lieu de quitter les lieux, il immobilise sa camionnette à proximité. C’est là que la colère et le désespoir s’entremêlent. Selon ses propres dires, une moue de mépris sur le visage de sa belle-mère déclenche en lui une rage incontrôlable. Il manœuvre sa camionnette pour bloquer le passage de la voiture familiale et, dans un acte impulsif, tire à six reprises. La baronne ne survivra pas à cette confrontation.
Le contexte
Nicolas Ullens conteste toute préméditation. Dans ses déclarations, il évoque la nature de son arme, un Glock 9 mm, qu’il considère comme peu adapté à un acte prémédité. « Si j’avais voulu préméditer, j’aurais choisi une arme plus puissante », argue-t-il. De même, il souligne qu’il aurait utilisé un véhicule plus discret que sa Dacia Dokker, bien visible et facilement identifiable. Cette défense soulève une question : est-il vraiment possible d’agir ainsi sans intention préconçue ?
Les chiffres à retenir
Le procès implique 118 témoins appelés à témoigner, un chiffre qui met en lumière la complexité de l’affaire. Les débats s’étaleront sur environ deux semaines, un laps de temps qui pourrait révéler bien plus que de simples détails d’un drame familial.
Ce que cela révèle
La défense de Nicolas Ullens semble osciller entre le désespoir et une volonté de se justifier. En prétendant que son acte n’était pas prémédité, il cherche à minimiser la gravité de son geste. La question de la préméditation est d’ailleurs cruciale dans le cadre de la justice pénale, et la ligne entre un acte impulsif et un acte réfléchi peut s’avérer floue. Cette affaire rappelle aussi combien les dynamiques familiales peuvent être explosives, surtout lorsque l’argent et le statut social entrent en jeu.
Ce qu’il faut retenir
Le procès de Nicolas Ullens s’annonce comme une plongée dans les méandres d’une tragédie familiale où la colère, le mépris et la violence s’entremêlent. La question de la préméditation pourrait bien être le fil rouge de débats passionnés. Reste à savoir si la justice saura démêler les fils de cette affaire complexe, ou si, comme souvent, les vérités se perdent dans les méandres du système judiciaire.
