
Pollution de l’air : des PFAS détectés près d’un site Tefal à Rumilly
Des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) ont été détectées dans l’air autour du site de fabrication de poêles Tefal à Rumilly, selon un communiqué de la préfecture de Haute-Savoie. Cette dernière demande à l’entreprise de prendre des mesures pour mieux comprendre et répondre à cette pollution.
Une première campagne de mesures de ces polluants, souvent qualifiés d’éternels, a été réalisée en novembre 2025 et février 2026. Les résultats, bien que significatifs, doivent être interprétés avec prudence, car ils sont partiels et très variables.
Dans un arrêté daté du 29 avril, la préfecture a ordonné à Tefal d’identifier l’origine des PFAS, de les mesurer, et de réaliser une étude de dispersion atmosphérique, tant actuelle qu’historique. L’industriel est également tenu de définir un plan d’action d’ici la fin de l’année 2026. Le groupe Seb, maison mère de Tefal, a réagi en indiquant qu’il travaille en étroite collaboration avec les autorités sur ce dossier. Il rappelle avoir éliminé le composé PFOA de sa production dès 2012, bien avant son interdiction en 2020, et assure que les rejets actuels du site de Rumilly sont très limités, se chiffrant à quelques grammes par an.
Les mesures demandées s’inscrivent dans le cadre d’une surveillance renforcée de la diffusion des PFAS, tant au niveau départemental que national. L’identification de l’origine de ces substances dans les rejets atmosphériques est attendue pour le 30 octobre, tandis que les résultats des mesures, dont la fréquence a été augmentée, seront disponibles un mois plus tôt. La préfecture prévoit de recevoir le plan d’action pour le 1er janvier 2027, avec une mise en œuvre au plus tard le 1er mars.
Les PFAS, largement utilisés dans l’industrie chimique, sont connus pour leur capacité à s’accumuler dans l’environnement, notamment dans l’air, le sol, les rivières, la nourriture, et jusqu’au corps humain, d’où leur surnom de polluants « éternels ». Certains d’entre eux sont associés à des effets délétères sur la santé.
Source : La Croix





