Pollution dans le métro à Paris : la justice déboute la RATP et valide une analyse de l’air demandée par les conducteurs

Pollution dans le métro à Paris : la justice déboute la RATP et valide une analyse de l’air

Un an après sa validation, l’expertise sur la qualité de l’air dans le métro, demandée par les syndicats des conducteurs, pourrait enfin débuter. La justice a récemment donné son accord pour que cette étude soit réalisée.

Ce projet est particulièrement attendu par les agents de la RATP. En mai 2025, l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France, IDFM, avait déjà publié des études sur l’exposition des voyageurs à la pollution. Suite à cela, le comité social économique métro transport et services a décidé de mener une étude approfondie sur la qualité de l’air respiré par les conducteurs de métro.

Un cabinet d’expertise a été désigné pour analyser les conditions de travail des employés dans les enceintes ferroviaires souterraines et évaluer leur exposition aux poussières et autres agents chimiques dangereux.

La RATP avait tenté de bloquer cette initiative en affirmant que l’étude était injustifiée, mais a été déboutée par la justice. En fin 2025, elle a de nouveau contesté l’expertise, remettant en question le déroulé et les intervenants prévus.

Dans une décision récente, la direction a été déboutée sur plusieurs points soulevés. Lors d’une audience au tribunal judiciaire de Paris, la RATP avait contesté le coût et le déroulement de l’enquête, ainsi que le choix des intervenants. L’avocat de la RATP avait également affirmé que « l’analyse du contenu des poussières n’est pas prévue », mais la juge a confirmé que cette analyse est « implicitement mais nécessairement incluse dans la mission ».

La juge a également rappelé que, bien que l’employeur puisse contester le coût ou l’étendue de l’expertise, il n’a pas le droit de critiquer le choix des intervenants. En revanche, la RATP a obtenu une réduction du nombre d’entretiens individuels des conducteurs, passant de 50 à 37, et la phase de restitution de l’expertise a été réduite à 4 jours.

Le coût total de l’expertise a été établi à 200 137,50 euros, soit une diminution de 7 013 euros par rapport au montant initialement demandé.

La RATP n’a pas souhaité commenter cette décision. L’enquête devrait démarrer dans les semaines à venir, avec des entretiens individuels prévus dès le mois prochain. Nicolas Spire, du cabinet Aderiss, a indiqué qu’il faudra également coordonner avec le laboratoire pour analyser l’air respiré par les agents.

Bastien Berthier, délégué syndical FO, s’est déclaré soulagé par cette avancée, affirmant que l’expertise tant attendue par les conducteurs de métro se concrétisera enfin.

Source : Le Parisien

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire