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Le choc pour Papi Ah Sin : son champ de taro à Moorea en grande partie pillé
À Moorea, Papi Ah Sin AH SAMG, 87 ans, agriculteur depuis plus de 40 ans, a été victime d’un vol dans sa plantation de taro sur les hauteurs de Paopao. Il avait planté près de 800 pieds et a découvert un matin que la majorité de ses plants les plus mûrs avaient été arrachés, à seulement deux mois de la récolte. Déjà touché par des vols auparavant, il déplore cette fois des pertes bien plus importantes.
« Des feuilles étaient fanées, je me suis approché et presque tout avait été enlevé. Ça m’a mis en colère », confie le vieil homme. Il se demande qui a pu commettre un tel acte, déplorant qu’il est rare de pouvoir attraper un voleur. « Ils ont arraché les plus gros pieds de taro… et beaucoup plus qu’avant », ajoute-t-il.
Avec émotion, il appelle au respect du travail des agriculteurs : « Qu’ils arrêtent de prendre chez les autres, s’ils en veulent, ils n’ont qu’à en planter eux-mêmes… Qu’ils se mettent à ma place, comment vont-ils réagir ? Ils vont aimer ? », demande-t-il.
Les taros volés n’étaient pas seulement destinés à la vente ; « une partie devait servir à la consommation personnelle de la famille, pour les enfants », précise Papi Ah Sin AH SAMG. Malgré tout, il se rappelle les valeurs transmises par sa mère, qui lui a inculqué de ne jamais voler autrui : « Si tu as de beaux produits qu’on t’a volés, tant pis, mais il ne faut surtout pas que tu ailles voler chez les autres ! »
Source : Mereini Gamblin et Patrick Regis.



