Apprendre, ce n’est pas seulement tenir en place, c’est aussi prendre sa place dans le monde vivant
Passer du temps à l’extérieur, que ce soit en jouant ou en se promenant, est bénéfique pour la santé physique et mentale, mais également pour les apprentissages. Cette idée est au cœur d’une série d’articles du journal Le Temps, qui souligne l’importance de l’éducation en plein air à une époque où les enfants passent de plus en plus de temps à l’intérieur, souvent devant des écrans.
Les droits des enfants ont progressé ces dernières années, leur voix est davantage entendue et leur présence dans l’espace public suscite parfois des tensions. En Suisse, le principe de l’éducation sans violence a été inscrit dans le Code civil, ce qui reflète un changement de paradigme dans la manière dont la société perçoit ses enfants. Philip Jaffé, psychologue et membre du Comité des droits de l’enfant de l’ONU, interroge cette évolution et la place des enfants dans un monde où leur nombre diminue.
Les initiatives visant à intégrer des apprentissages en plein air, comme l’école à ciel ouvert, sont de plus en plus fréquentes. Elles visent à reconnecter les enfants avec la nature et à favoriser des expériences d’apprentissage pratiques et immersives. Ces approches sont soutenues par des études qui montrent que le temps passé à l’extérieur peut améliorer le bien-être et les performances scolaires des enfants.
À l’heure où la numérisation de l’éducation continue de croître, la nécessité de réévaluer les méthodes d’apprentissage devient cruciale. Les spécialistes s’accordent à dire que l’éducation ne devrait pas se limiter à un cadre traditionnel, mais plutôt s’étendre à l’environnement vivant qui nous entoure.
Source : Le Temps






