
Peut-on encore s’engager librement à Carcassonne sans subir de représailles ?
FAIT PRINCIPAL :
Christophe Barthès, maire Rassemblement National de Carcassonne, a annoncé la fin de la mise à disposition des locaux municipaux pour les syndicats de salariés, quelques heures avant la mobilisation du 1er mai. Cette décision fait suite à la suppression des subventions pour la Ligue des Droits de l’Homme.
CONTEXTE FACTUEL :
Lors du dernier conseil municipal du 30 avril 2026, Barthès a déclaré : « Je défendrai toujours le droit fondamental de manifester. Manifester, oui… Profiter des largesses de ceux que l’on dénigre, c’est terminé. » Cette annonce intervient après une mobilisation organisée par le collectif de jeunes « Nous Carcassonne », soutenue par plusieurs syndicats tels que la CFDT, Sud Solidaires, la CGT et la FSU.
DONNÉES OU STATISTIQUES :
Selon Arthur Peyne, secrétaire de l’union locale de la CGT à Carcassonne, cette décision n’a pas d’effet immédiat, car le maire n’a pas autorité pour décider seul. La question se pose de savoir si cette action constitue une restriction des droits des travailleurs et de la liberté d’expression.
CONSÉQUENCE DIRECTE :
Le groupe d’opposition Carcassonne Unie a condamné cette décision, dénonçant un « vrai visage de l’extrême droite » et une restriction de tout ce qui pourrait constituer un contre-pouvoir, essentiel en démocratie. Les élus s’interrogent : « Peut-on encore s’engager librement à Carcassonne sans subir de représailles ? »
Contacté, Christophe Barthès n’a pas répondu à la demande d’interview.
Source : France 3 Occitanie




