
Les prix du pétrole en hausse en raison des tensions entre les États-Unis et l’Iran
Les prix du pétrole ont connu une forte augmentation en raison des tensions accrues entre les États-Unis et l’Iran dans le détroit d’Hormuz, suite aux captures réciproques de navires commerciaux par Washington et Téhéran. Le prix du Brent, référence internationale, a dépassé les 106 dollars le baril dans la matinée de vendredi, alors que les deux pays intensifient leur confrontation sur cette voie maritime clé pour le transport de l’énergie mondiale.
À 01h00 GMT, le Brent s’élevait à 106,80 dollars, enregistrant une hausse de près de 5 % par rapport à son prix de clôture de mercredi, où il avait franchi la barre des 100 dollars pour la première fois en deux semaines. Parallèlement, les actions américaines ont chuté, avec une baisse de 0,41 % de l’indice S&P 500 et une diminution de 0,89 % pour le Nasdaq Composite.
Le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz, qui transporte normalement environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel, est actuellement à l’arrêt. L’Iran continue d’exiger le droit de décider quels navires peuvent passer, tandis que les États-Unis bloquent le commerce maritime iranien.
Dans une publication sur Truth Social, le président américain Donald Trump a déclaré avoir ordonné à la marine américaine de détruire tout bateau iranien posant des mines dans le détroit, peu après que le Pentagone a annoncé avoir saisi un tanker transportant du pétrole iranien sanctionné pour la seconde fois en moins d’une semaine. Trump a également élargi la portée du blocus naval américain, affirmant qu’aucun navire ne pouvait entrer ou sortir du détroit sans l’approbation de la marine américaine, déclarant que la zone était « hermétique » jusqu’à ce qu’un accord soit atteint avec l’Iran.
Les menaces de Trump sont survenues un jour après que le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran a annoncé avoir capturé deux navires de charge étrangers dans la voie navigable. Selon l’IRGC, le MSC Francesca, battant pavillon panaméen, et l’Epaminondas, de propriété grecque, ont été saisis pour avoir mis en danger la sécurité maritime en opérant sans les permis nécessaires.
Le ministère grec des Affaires maritimes a démenti que l’Epaminondas ait été capturé, affirmant que le navire reste sous le contrôle de son capitaine. Mercredi, seulement neuf navires commerciaux ont transité le détroit, contre sept mardi et quinze lundi, selon la plateforme d’intelligence maritime Windward. Avant le début du conflit entre les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, la voie navigable voyait en moyenne 129 transits par jour, selon les Nations Unies.
Source : Al Jazeera




