Nouvelle notation aux examens : la promesse d’un meilleur français s’évanouit dans les lacunes !
Le fait principal
Le ministère de l’Éducation nationale a décidé d’introduire une nouvelle grille de notation pour les examens du bac et du brevet, accordant désormais un minimum de deux points à la maîtrise de la langue. Une initiative qui, selon les syndicats, ne suffira pas à combler les lacunes croissantes des élèves.
Ce qui s’est passé
Édouard Geffray, le directeur général de l’enseignement scolaire, a reconnu que les consignes pour la correction des copies ont été appliquées « dans des proportions inégales ». Cette nouvelle grille, qui évalue la qualité du français sur une échelle de « très insuffisant » à « très satisfaisant », stipule qu’une copie défaillante en orthographe ou syntaxe ne pourra pas obtenir la moyenne. Jean-Rémi Girard, président du SNALC, a salué cette « clarification », tout en prévenant que ses effets seraient « limités ».
Le contexte
Les syndicats soulignent que l’apprentissage de la langue française doit se faire tout au long de la scolarité. Or, la situation actuelle est marquée par une baisse des heures de cours de français au collège et des classes surchargées. Les élèves de terminale, pour la plupart, ne bénéficient même plus de cours de français. Hélène Paumier, professeure près de Poitiers, a exprimé son inquiétude quant à la préparation des élèves, arguant que le simple fait de se relire, comme le suggère le ministre, est loin d’être suffisant.
Les chiffres à retenir
– Au minimum deux points seront désormais accordés à la maîtrise de la langue dans chaque épreuve du bac et du brevet.- Les élèves n’ont plus de cours de français en terminale pour la plupart, ce qui complique leur préparation.
Ce que cela révèle
Cette me, bien que présentée comme une avancée, semble davantage une opération de communication qu’une réelle solution aux problèmes d’apprentissage de la langue. Les promesses d’amélioration se heurtent à la réalité des classes surchargées et de l’absence de cours de français. En somme, le ministère veut donner l’illusion d’un contrôle accru, alors que les lacunes persistent, et ce, dans un contexte où le RN et l’extrême droite prônent la « défense de la langue française » tout en négligeant les véritables enjeux éducatifs.
Ce qu’il faut retenir
La nouvelle grille de notation pourrait bien ne servir qu’à masquer les véritables problèmes de l’éducation nationale. Les lacunes en maîtrise de la langue ne se résoudront pas par quelques points ajoutés ici et là. La question demeure : quand les véritables réformes viendront-elles, au-delà des slogans et des promesses creuses ?
