
Nouvelle-Calédonie : Une « consultation citoyenne anticipée » sur l’accord de Bougival
Publié le 14/11/2025 à 22:01
La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a annoncé qu’une « consultation citoyenne anticipée » sera organisée en Nouvelle-Calédonie avant la révision constitutionnelle prévue pour entériner l’accord de Bougival. Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les mouvements indépendantistes.
Initialement, cette consultation était prévue après l’adoption de la loi constitutionnelle, mais elle devrait finalement se tenir en février, conformément au calendrier établi lors de la signature de l’accord en juillet dernier. Naïma Moutchou a déclaré que cela « donnera de la puissance à ce qui est discuté », lors de son dernier jour de visite dans l’archipel, sa première depuis sa nomination en octobre.
L’accord de Bougival a rencontré plusieurs obstacles, notamment son rejet par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), le principal mouvement indépendantiste. L’annonce de la consultation a été bien accueillie par les non-indépendantistes, qui estiment que le FLNKS refuse actuellement de négocier avec l’État et les forces politiques calédoniennes.
Sonia Backès, cheffe de file des Loyalistes, a souligné que le FLNKS est affaibli par le départ du Palika, un autre acteur indépendantiste qui a récemment annoncé son retrait du FLNKS. Ce dernier, membre du FLNKS depuis 1984, a également soutenu l’accord de Bougival et critique le FLNKS depuis les émeutes meurtrières de 2024.
Le FLNKS a réaffirmé que le projet de Bougival ne peut pas servir de base de travail, le qualifiant de contraire au processus de décolonisation. Naïma Moutchou a répondu qu’elle ne procédera pas sans le FLNKS, à condition que ce dernier ne fasse pas abstraction des autres forces. Cependant, aucune nouvelle mesure n’a été annoncée, alors que la situation économique de l’archipel reste préoccupante depuis un an et demi.
Source : Franceinfo





