
Loca’Terre : Un projet pour la biodiversité succède aux haies comestibles
Le projet Loca’Terre, porté par l’Ifel (Interprofession fruits et légumes) et le réseau Repair, a pour objectif d’augmenter la biodiversité dans les exploitations agricoles en intégrant des espèces comestibles le long des cultures. Depuis quatre ans, des espèces telles que le chou kanak, l’ambre d’Avocat, la baselle, le moringa et la pomme-liane ont été introduites dans les fermes, sous forme de haies. À ce jour, 2 000 plants ont été mis en terre sur trois sites pilotes.
Cette initiative d’agroforesterie permet de diversifier l’offre locale en fruits et légumes, tout en jouant un rôle écologique important. Les haies créent des habitats pour les insectes, brisent le vent et protègent les cultures, tout en contribuant à la rétention d’eau dans le sol. En 2023, le jury de NaturAction NC a reconnu l’importance de cette démarche en soutenant financièrement Loca’Terre, qui lance cette année un nouvel appel à projets.
L’annonce officielle de cette seconde édition a eu lieu le 28 avril au cinéma Origin de Dumbéa. Bien que l’événement n’ait pas attiré un large public, plusieurs porteurs de projets, notamment sur l’adaptation des semences agricoles au changement climatique et l’éradication du pinus à Pouébo, se sont manifestés. Les candidatures pour ce nouvel appel seront ouvertes en ligne d’ici mi-mai.
Lors de la première édition, les partenaires du dispositif ont obtenu un financement de 4 millions de francs. Pour cette nouvelle campagne, bien que le montant exact ne soit pas encore annoncé, il est déjà estimé à « des centaines de milliers de francs », selon Nicolas Imbert, secrétaire exécutif de NaturAction NC. L’association financera jusqu’à 40 % du coût total des projets, ce qui nécessite une certaine autonomie de la part des candidats. Toute personne ayant un projet en faveur de la régénération de la biodiversité, qu’il concerne la forêt, l’agriculture, le lagon ou la mangrove, est encouragée à postuler.
Source : NaturAction NC




