Moscou, l’ami des droits humains : la répression s’étend jusqu’à l’exil !
Le fait principal
À Genève, la Rapporteure spéciale sur les droits de l’homme en Fédération de Russie, Mariana Katzarova, a dénoncé un système de répression « structurel et soutenu par l’État », étendant ses ramifications jusqu’à la société civile en exil. Selon elle, la répression à l’intérieur du pays et l’agression à l’étranger relèvent d’une même politique.
Ce qui s’est passé
Moscou agit de manière insidieuse, en menant des opérations à l’étranger, en utilisant d’autres États pour appliquer ses listes de personnes visées, et en profitant de son statut d’État d’accueil pour faciliter la répression d’autres gouvernements. La violence directe et les menaces de mort figurent parmi les méthodes les plus graves utilisées. Depuis l’invasion de l’Ukraine, la Russie est devenue l’un des acteurs majeurs de la répression transnationale, avec au moins neuf départements du Service fédéral de sécurité impliqués dans des incidents documentés à l’échelle mondiale.
Le contexte
La répression prend des formes variées : mandats d’arrêt, bases de données, systèmes numériques et serveurs proxy, tous conçus pour échapper à l’identification. Le renvoi forcé est décrit comme la me la plus dangereuse, exposant les dissidents aux autorités dont ils cherchaient à s’éloigner. Les accusations d’« agent étranger » ou de « personne indésirable » sont courantes pour justifier l’extradition de dissidents.
Les chiffres à retenir
Le registre des « terroristes et extrémistes » tenu par Rosfinmonitoring recense 21 500 personnes. De plus, une campagne début 2026 a compromis des comptes de messagerie sécurisée, affectant des défenseurs des droits humains, des journalistes et plus de 300 responsables politiques européens.
Ce que cela révèle
Cette stratégie de répression transnationale constitue une violation flagrante du droit international des droits de l’homme, mais aussi une atteinte à la souveraineté des États d’accueil. Les autorités russes, loin d’être les victimes, s’affichent comme les architectes d’un système de terreur qui s’étend bien au-delà de leurs frontières. Pendant ce temps, la délégation russe, absente lors des discussions, semble préférer le silence à la confrontation des faits.
Ce qu’il faut retenir
La Russie ne se contente pas de réprimer sa propre population ; elle exporte sa terreur à l’international, défiant les lois et les conventions qui protègent les droits humains. La stratégie de Moscou, qui allie violence et manipulation, rappelle que les véritables agents de la désinformation et de la répression ne se cachent pas toujours derrière des masques.
Source : ONU
