Aller au contenu
Flash Info

Mort d’un homme en garde à vue à Saint-Ouen : l’IGPN enquête, son père porte plainte

Un homme de 44 ans est mort le mardi 27 octobre alors qu’il était en garde à vue au commissariat de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. L’IGPN a été saisie pour enquêter sur les circonstances du décès. Son père a déposé plainte, estimant que des violences pourraient être en cause. (leparisien.fr)

Colorful European street scene with quaint cafe and people relaxing outdoors.
Pierre LESCOT · Pexels · Pexels License · Pexels License · Source : pexels.com

Interpellé la veille de son décès

La victime, identifiée comme Mauricio K., était d’origine angolaise et vivait en France depuis l’âge de 8 ans. Peintre de métier, il avait 44 ans, selon son avocat, Me Yassine Bouzrou.

D’après une source proche de l’enquête, l’homme avait été interpellé lundi 26 octobre par la police municipale pour injure publique, menaces et outrages envers une personne dépositaire de l’autorité publique. Son placement en garde à vue avait été retardé en raison de son taux d’alcoolémie.

Après une première audition, il avait été reconduit dans sa cellule. Alors que sa garde à vue devait être prolongée, il a été retrouvé inanimé mardi, en milieu d’après-midi. Les policiers lui ont prodigué les premiers secours avant l’arrivée des pompiers. En arrêt cardiorespiratoire, il n’a pas pu être réanimé.

La famille met en cause les conditions de la garde à vue

Le père de Mauricio K. a porté plainte auprès du procureur de Bobigny pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises par une personne dépositaire de l’autorité publique. La plainte, déposée le lendemain du décès, met en cause les circonstances de l’interpellation et de la garde à vue.

Me Yassine Bouzrou affirme que les premiers éléments communiqués à la famille font état de possibles violences lors de l’interpellation et, potentiellement, au commissariat. L’avocat conteste également qu’un malaise cardiaque puisse, à lui seul, expliquer la mort de son client. Il souligne que, selon lui, celui-ci ne souffrait pas d’une maladie grave connue.

Les causes du décès restent à établir

À ce stade, l’autopsie évoquée par une source proche de l’enquête laisse penser à une mort de cause naturelle. Cette première indication ne clôt pas les investigations : l’IGPN a été chargée d’une enquête afin d’établir les circonstances exactes du décès.

Le parquet de Bobigny a précisé au Parisien que la saisine de l’IGPN était habituelle lorsqu’une personne meurt pendant une garde à vue. Les accusations formulées par la famille et les premières conclusions rapportées sur l’autopsie restent donc distinctes des éléments que l’enquête devra établir.


Source : Le HuffPost : actualités et infos décalées en continu, en France et dans le monde (www.huffingtonpost.fr)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : Anne-Fleur Andrle

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

Voir le profil et tous les articles
POUR APPROFONDIR

Articles liés à ce sujet

Articles de la même rubrique ou associés à cette localité. Il s’agit de contenus liés, pas nécessairement de comptes rendus du même événement.

Artia13 Music
Compte
Temps de lecture gratuit05:00