Morbihan : leur méthanisation couvre les besoins de 3 000 logements en gaz

Morbihan : La méthanisation couvre les besoins de 3 000 logements en gaz

Sur le Morbihan, 10 % du gaz consommé est du gaz vert produit localement, selon David Colin, directeur territorial de GRDF. Dans le bassin de Pontivy, la production locale permet déjà de répondre aux besoins en gaz.

25 projets à l’étude

Actuellement, 20 méthanisations injectent déjà dans le réseau du département, avec 10 nouvelles unités en construction et 25 à 30 projets à l’étude. Cette dynamique contribue significativement à la souveraineté énergétique du territoire dans un délai relativement court. L’objectif est d’atteindre 25 à 30 % de gaz vert d’ici 2030, ce qui permettrait d’alimenter tous les logements du Morbihan si ce gaz était affecté uniquement à cet usage.

30 tonnes de matière par jour

Quatre sites de méthanisation agricole sont en service dans le centre du Morbihan : à Saint-Gérand (usine Bret’s), au lycée du Gros Chêne (Pontivy), sur l’exploitation de Jean-Marc Onno (Evellys-Moustoir-Remungol) et avec Kendervgaz. Ce dernier, situé à Evellys, fonctionne depuis 2022 et regroupe cinq exploitants agricoles. Ensemble, ils valorisent les déchets organiques de leurs élevages et d’autres matières, produisant ainsi de l’énergie. Le méthaniseur reçoit quotidiennement 30 tonnes de matières (fumier, lisier, cultures d’hiver, ensilage d’été), soit l’équivalent d’un semi-remorque. Après fermentation, le biogaz est épuré et injecté dans le réseau.

La production de Kendervgaz a augmenté, passant de 85 à 130 Nm³/h, suffisant pour répondre aux besoins d’environ 3 000 logements récents chauffés au gaz.

Un revenu supplémentaire

Les éleveurs d’Evellys ont investi 4,5 millions d’euros il y a quatre ans. Le site continue de se développer avec l’ajout d’une lagune de 4 000 m³ et un nouvel espace de stockage des intrants. Grâce à la méthanisation, ils génèrent un revenu d’environ 1 300 euros par mois, ce qui leur permet de rembourser leurs emprunts. De plus, la production de digestat permet de réduire l’utilisation d’engrais chimiques, passant de 25 tonnes à 12 tonnes par an.

Ce projet collectif a également redonné des perspectives aux exploitations, avec des enfants d’associés prévoyant de s’installer, une option qui n’était pas envisagée auparavant.

Source : Céline Ravaudet, Actu.fr, 3 mai 2026.

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