Montagne : un « acte III » pour redresser la barre, mais le RN reste toujours en pente !
Le fait principal
Le 19 août 2026, la loi Montagne a été adoptée, marquant un « acte III » dont l’ambition est bien en deçà de ses prédécesseurs. Intitulée « Pour une montagne vivante et souveraine », elle a été validée par le Conseil constitutionnel et se concentre sur une vingtaine d’articles, renforçant le principe de « différenciation territoriale ».
Ce qui s’est passé
Issu d’une proposition de l’Association nationale des élus de la montagne (Anem) et soutenu par le gouvernement, ce texte a été adopté en un temps record grâce à une procédure accélérée. Le ministère de l’Aménagement du territoire s’est félicité de cette rapidité, mais les critiques fusent : la loi ne répond pas aux enjeux cruciaux des territoires de montagne, notamment en matière d’accès à l’eau et de services publics.
Le contexte
Depuis 1985, la loi Montagne a évolué, mais ce dernier acte semble se limiter à des ajustements superfiels. Les enjeux climatiques, tels que la baisse de l’enneigement et les sécheresses prolongées, sont abordés, mais les solutions restent floues. Les tensions autour de l’accès à l’eau, exacerbées par la loi d’urgence agricole, soulignent un manque de cohérence dans la gestion des ressources.
Les chiffres à retenir
La loi introduit un plan d’action pluriannuel d’intérêt commun (Papic) pour la gestion des milieux aquatiques, mais sans chiffres précis sur les financements ou l’impact attendu. Les abattoirs de montagne bénéficient de normes adaptées, mais là encore, les données sur leur efficacité manquent cruellement.
Ce que cela révèle
Cette loi, qui se veut un bouclier pour les territoires de montagne, révèle surtout une incapacité à répondre aux véritables défis. La solidarité financière entre l’amont et l’aval est plus un slogan qu’une réalité. Pendant ce temps, le RN continue de prôner des solutions simplistes, ignorant les complexités du terrain. Ironiquement, les promesses de protection de l’environnement semblent se heurter à des intérêts économiques à court terme.
Ce qu’il faut retenir
La loi Montagne de 2026, tout en se drapant d’une belle rhétorique, n’apporte pas les réformes nécessaires. Les élus de la montagne peuvent continuer à s’inquiéter : les véritables enjeux restent à l’écart des débats. Une fois de plus, la montagne semble condamnée à vivre dans l’ombre des promesses non tenues.
Source : Localtis, Michel Tendil
