Iranian Nobel winner Mohammadi moved to Tehran hospital

Narges Mohammadi transférée à l’hôpital de Téhéran pour des soins médicaux

La lauréate du prix Nobel de la paix, Narges Mohammadi, a été transférée à un hôpital de la capitale iranienne, Téhéran, pour recevoir des soins médicaux, a annoncé dimanche une fondation gérée par sa famille. Selon cette fondation, Mohammadi a bénéficié d’une suspension temporaire de sa peine en échange du paiement d’une caution substantielle, bien que les détails de cet arrangement n’aient pas été précisés.

Mohammadi a été transportée par ambulance au Pars Hospital de Téhéran afin d’être soignée par son équipe médicale. Son mari, Taghi Rahmani, vivant à Paris, a également confirmé sur les réseaux sociaux son transfert vers la capitale. Il y a dix jours, Mohammadi avait été hospitalisée dans la ville de Zanjan, où elle était emprisonnée, après avoir fait un malaise dans sa cellule.

Le frère de Mohammadi, Hamidreza, basé à Oslo, a déclaré que des médecins avaient précédemment recommandé son transfert à Téhéran, mais que cette décision avait été bloquée, accusant l’agence de renseignement iranienne.

État de santé de Mohammadi

Narges Mohammadi, âgée de 54 ans, a subi deux crises cardiaques suspectées, l’une en mars et l’autre le 1er mai, alors qu’elle était en prison à Zanjan. Son mari a décrit sa condition comme étant critique, indiquant qu’elle avait subi une forte baisse de tension artérielle et avait des difficultés à parler. Son avocate à Paris, Chirinne Ardakani, a partagé une photo de Mohammadi alitée à l’hôpital, mentionnant qu’elle avait perdu 20 kilogrammes en prison mais était maintenant entre les mains de son équipe médicale.

Amnesty International a signalé que depuis son incarcération, Mohammadi a souffert de douleurs thoraciques, de fluctuations de tension artérielle, de maux de tête sévères, de vertiges, de nausées et de vision double. L’organisation a qualifié le refus de soins médicaux spécialisés de « torture ».

Contexte de son incarcération

Mohammadi a été arrêtée pour la dernière fois en décembre 2025, après avoir critiqué la République islamique lors des funérailles d’un avocat des droits de l’homme. Elle avait été libérée temporairement pour des raisons médicales de la prison d’Evin, connue pour ses conditions difficiles. En février 2026, un tribunal l’a condamnée à sept ans et demi supplémentaires de prison pour des activités de propagande et de conspiration.

Mohammadi a été emprisonnée plus d’une douzaine de fois depuis 1998, date à laquelle elle a été incarcérée pour avoir critiqué le gouvernement iranien. Elle a reçu le prix Nobel de la paix en 2023 pour son engagement en faveur des droits des femmes et de l’abolition de la peine de mort.

Source : Deutsche Welle

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