
Mobilisation pour sauver Aslan, chien mordeur : le préfet rappelle qu’un vétérinaire a donné un avis favorable à l’euthanasie
Le maire de Sangatte (Pas-de-Calais) a annoncé l’euthanasie imminente d’un chien de 11 mois, Aslan, accusé d’avoir mordu à plusieurs reprises. Le préfet, François-Xavier Lauch, a exprimé sa compréhension face à l’émotion suscitée par cette décision, tout en soulignant que la loi doit être respectée, les recours juridiques ayant été épuisés. Une pétition pour sauver l’animal a recueilli 50 000 signatures.
D’une part, les propriétaires et les associations de protection animale dénoncent une demande d’euthanasie qu’ils jugent injuste. D’autre part, les autorités défendent l’application stricte du droit en raison de la dangerosité de l’animal. Depuis près de deux mois, une bataille juridique fait rage autour du sort d’Aslan, un malinois croisé avec un berger allemand.
Les événements ont débuté le 16 mars 2026, lorsque le maire de Sangatte a pris un arrêté municipal ordonnant l’euthanasie d’Aslan, mettant en avant la dangerosité de l’animal. Selon le préfet, le chien a mordu à quatre reprises, la quatrième morsure étant qualifiée de grave, ayant touché une personne âgée ayant subi d’importantes conséquences sur sa santé. Aslan a été retiré à ses propriétaires et placé en fourrière à Calais, où un vétérinaire a évalué son comportement, le classant au niveau 4, le niveau de dangerosité le plus élevé.
Les propriétaires d’Aslan ont tenté d’annuler l’arrêté en saisissant le juge des référés, mais leur demande a été rejetée, une décision confirmée par le Conseil d’État. Ils ont ensuite fait évaluer l’animal par un autre vétérinaire, qui l’a classé à un niveau de dangerosité de 1 sur 4.
En parallèle, une pétition a été mise en ligne pour sauver Aslan, recueillant 50 000 signatures. Les propriétaires, soutenus par des associations, expriment leur désespoir face à l’impossibilité de rendre visite à leur chien. Dans un courrier du 27 avril 2026, le maire a mentionné que l’euthanasie pourrait être exécutée « à bref délai », une décision soutenue par le préfet.
Les propriétaires espèrent une issue différente, plaidant pour des solutions alternatives à l’euthanasie. Une manifestation est prévue à Calais le 9 mai 2026, où les partisans d’Aslan afficheront des messages tels que « Aslan n’est pas un numéro, c’est une vie ! ». Le préfet a réaffirmé que la loi doit être appliquée face à la qualification de l’animal comme dangereux.
Source : France 3 Régions






