MIT développe des solutions pour un voyage de retour depuis Mars.
Un retour vers Mars : des avancées prometteuses dans la conversion du dioxyde de carbone
L’innovation dans le domaine de l’exploration spatiale connaît un coup de pouce significatif grâce aux recherches menées par Lanie McKinney au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Cette étudiante d’origine Oklahomaise a développé un réacteur capable de convertir le dioxyde de carbone en oxygène et autres produits, une étape essentielle pour les futures missions humaines sur Mars.
McKinney, diplômée de l’Université de Tulsa en physique et mathématiques appliquées, a été introduite à la physique des plasmas lors d’un stage de recherche à l’Université du Colorado à Boulder. Ce projet, axé sur les plasmas poussiéreux dans l’environnement lunaire, a suscité son intérêt pour des problématiques complexes et innovantes. Actuellement, elle se concentre sur le défi de séparer l’oxygène produit avant qu’il ne se recombine, tout en intégrant un système de membrane sélective à oxygène pour une extraction rapide.
« Nous sommes capables de réaliser la conversion de manière efficace, mais le mélange qui en résulte doit être séparé », explique McKinney. Ce processus d’intégration reste mal compris, soulevant des interrogations sur l’impact de l’environnement plasma réactif sur la membrane.
Pour McKinney, l’application des expériences de laboratoire aux missions humaines futures est particulièrement gratifiante. « Je travaille dans un laboratoire fascinant et développe des expériences passionnantes. J’ai la responsabilité d’un système expérimental complet et je peux le relier aux exigences de performance d’un futur système martien », déclare-t-elle.
En dehors de sa thèse, McKinney a participé à des compétitions de la NASA via l’atelier des ressources spatiales du MIT, notamment en concevant une mission martienne autonome de dix ans. Elle a également co-dirigé l’équipe CERBERUZ du MIT pour le défi LunaRecycle de la NASA, qui a remporté le premier prix de la Phase 2, avec une récompense de 775 000 dollars pour un système de recyclage des déchets en poudre réutilisable.
Un autre projet marquant a réuni des ingénieurs et des architectes pour explorer comment protéger les habitats lunaires des radiations en utilisant uniquement des ressources disponibles sur la Lune. Ils ont proposé de produire des briques moulées à partir du régolithe lunaire, pouvant être empilées sans liant.
Ces initiatives démontrent la valeur de la collaboration interdisciplinaire, permettant d’explorer des solutions innovantes à des défis complexes.
Source : MIT News.
