
Jusqu’à 3 125 € nets par mois dès la sortie de l’école : un métier méconnu mais bien rémunéré
Peu connu en France, le métier d’actuaire attire pourtant l’attention pour ses rémunérations élevées. Les experts estiment à environ 2 000 le nombre d’actuaires exerçant dans le pays. Anaïs Ebaumrane, Manager du pôle « banque et assurance » chez Expectra, souligne que « c’est un métier de niche, qui est relativement méconnu, y compris au sein même des entreprises ». Cette rareté se traduit par des difficultés de recrutement, le délai d’embauche pouvant atteindre quatre à six mois, selon Antonin Decosse, directeur des opérations chez Expectra.
Les actuaires sont aujourd’hui recherchés non seulement par les compagnies d’assurance et les banques, mais également par des secteurs variés tels que l’industrie, la technologie, l’énergie et la santé. Ce changement est attribué à leur rôle dans la gestion des risques financiers et de la chaîne d’approvisionnement.
Le métier d’actuaire requiert des compétences techniques complexes. Il ne s’agit plus seulement de mathématiques, mais également de la manipulation de données, de la maîtrise des environnements cloud et de la programmation de modèles via Python. De plus, les actuaires doivent naviguer dans un cadre réglementaire strict, en particulier concernant les règles prudentielles.
En termes de rémunération, un actuaire junior perçoit en moyenne un salaire brut annuel compris entre 48 000 et 50 000 euros, soit entre 3 000 et 3 125 euros nets par mois. Pour un profil confirmé, les salaires oscillent entre 70 000 et 75 000 euros bruts annuels, équivalant à 4 375 à 4 680 euros nets par mois. Les actuaires spécialisés, notamment dans des domaines comme l’assurance ou l’asset management, peuvent atteindre des rémunérations annuelles allant jusqu’à 95 000 euros, soit environ 6 000 euros nets par mois.
Pour attirer ces profils rares, les employeurs proposent des salaires attractifs, ainsi que des avantages tels que le télétravail et des outils technologiques de qualité.
Source : Expectra.




