Menace inodore et incolore : le radon, dans une école de la Loire, les taux anormalement élevés interrogent

Menace inodore et incolore : le radon dans une école de la Loire

Une grande partie de la Loire est concernée par une menace inodore et incolore : le radon. Ce gaz radioactif naturel présente des risques de cancer en cas d’exposition trop importante. Dans le Pilat, des taux élevés ont été relevés dans l’école du Bessat, petite commune de 537 habitants.

Lundi 11 mai, une réunion d’information autour du radon a été organisée au Bessat. Le gaz radioactif est présent à des taux trop élevés dans l’air de la commune, notamment dans l’école où sont scolarisés 62 enfants.

Emilie, une habitante, a déclaré : « J’habite tout juste au-dessus de l’école où les mesures sont légèrement hautes. » Elle n’est pas inquiète, considérant que le radon est un « gaz présent naturellement dans l’air » en raison des sols granitiques du département, mais elle est venue chercher des informations.

Bruno Roncière, maire (SE) du Bessat, a indiqué que ce problème n’est pas nouveau. Il a rappelé qu’il avait déjà effectué des mesures dans sa résidence secondaire il y a une quinzaine d’années, où le taux de radon dépassait légèrement le seuil de 300 becquerels par mètre cube. En France, 31 départements sont affectés par ce phénomène, dont la Loire.

Les relevés actuels montrent que dans l’école, deux salles de classe dépassent les 700 becquerels par mètre cube, tandis qu’une classe atteint même plus de 1 000 becquerels. Ces mesures, réalisées entre décembre et mars dernier à la demande de la municipalité pendant des travaux d’agrandissement, déclenchent des obligations prévues par le plan national Action Radon.

Les autorités ont été prévenues, ainsi que les élèves et leurs parents. « Le principal risque, c’est son ignorance. Si on n’a pas connaissance de son existence, on ne fait pas ce qu’il faut pour s’en débarrasser », a souligné Bruno Roncière. Il a également précisé qu’il est important de rassurer les parents pour éviter un mouvement de panique.

Suite aux résultats, deux entreprises ont été mandatées pour effectuer des tests dans l’école afin de déterminer les sources d’entrée du radon. En attendant, l’école a renforcé ses mesures de ventilation, aérant régulièrement les salles de classe. « La ventilation est sous-dimensionnée par rapport à l’effectif que nous accueillons aujourd’hui », a ajouté le maire.

La municipalité a décidé de commander des appareils de mesure à la Commission de recherche indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD) et s’appuie sur l’agence régionale de santé (ARS) pour évaluer la qualité de l’air. Selon les taux relevés, la commune dispose d’un délai de un à trois ans pour réduire les niveaux de radon dans ses bâtiments.

Source : France 3 Régions

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