La présidente d’Identité-Libertés était à Dijon ce jeudi 19 mars pour dédicacer son livre et apporter son soutien au candidat de l’UDR-RN Thierry Coudert. Elle dénonce des « intimidations des antifas d’extrême-gauche ».



Résultats des élections municipales 2026

Marion Maréchal était à Dijon ce jeudi 19 mars, venue dédicacer son livre et témoigner de son soutien à Thierry Coudert, candidat qualifié au second tour sous l’étiquette UDR-RN. Devant l’église Notre-Dame au centre-ville, elle a salué sa liste « de rassemblement des droites » : « Il y a des colistiers du RN, de l’UDR d’Eric Ciotti, de mon mouvement Identité Libertés, d’anciens LR… » Marion Maréchal a également déploré le refus d’Emmanuel Bichot, candidat investi par Les Républicains, de fusionner sa liste avec celle de Thierry Coudert.

« Thierry Coudert a bien légitimement tendu la main au candidat LR macronisé, main-tendue qui a été refusée malheureusement. Ce candidat de la droite macroniste prenant ainsi le risque de reconduire la gauche et de donner l’opportunité de livrer à nouveau cette ville aux problèmes socialistes. »

À gauche de Marion Maréchal : Thierry Coudert, candidat UDR-RN présent au second tour des municipales à Dijon (19 mars 2026)

© Romain Liboz / France Télévisions

« Je ne peux qu’appeler tous les électeurs de droite sincère à donner un maximum de force à la liste de Thierry Coudert pour peut-être, on peut l’imaginer, créer la surprise au second tour, ou en tout cas créer l’opposition la plus déterminée, la plus forte possible, pour défendre les idées de droite qui sont les nôtres au conseil municipal, et influer le plus positivement possible sur la vie des Dijonnais », a poursuivi la présidente du mouvement d’extrême-droite.

La veille, Thierry Coudert et Emmanuel Bichot ont eu des échanges virulents lors du débat d’entre-deux tours organisé sur le plateau de France 3 Bourgogne, en présence également de la maire sortante Nathalie Koenders, arrivée en tête du premier tour. « Vous parlez de dignité, vous faites le tapin ! » a notamment lancé Thierry Coudert à son voisin.

Débat 2nd tour Dijon Municipales 2026

© Blanca Badurek / France Télévisions

Ce jeudi, Marion Maréchal a aussi déploré « les antifas d’extrême-gauche » qui, selon elle, ont exercé des « intimidations » sur le gérant du lieu qui avait initialement été choisi par son équipe : le restaurant Les Remparts, où la séance de dédicaces devait avoir lieu avant que le gérant ne décide d’annuler l’événement. Lieu de repli choisi par l’équipe de Marion Maréchal : la salle O Palais, devant laquelle « un appel à un large rassemblement antifasciste » a été lancé dans la foulée.

Le second tour a lieu ce dimanche 22 mars. La rédaction de France 3 Bourgogne vous fait vivre cette soirée électorale dès 17 heures sur notre site internet, et dès 19 heures 15 à la télévision.

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Marion Maréchal à Dijon : entre dédicaces et délires

Marion Maréchal, présidente d’Identité-Libertés, a fait une apparition remarquée à Dijon pour soutenir Thierry Coudert, candidat UDR-RN. Entre dédicaces de son livre et accusations d’intimidation, la tension est palpable.

Ce jeudi 19 mars, Marion Maréchal a fait le déplacement à Dijon, non pas pour admirer la moutarde locale, mais pour dédicacer son livre et apporter son soutien à Thierry Coudert, le candidat UDR-RN. Devant l’église Notre-Dame, elle a salué une liste qu’elle qualifie de « rassemblement des droites », où l’on retrouve des colistiers du RN, de l’UDR d’Éric Ciotti et d’anciens LR. Un véritable melting-pot de la droite, mais sans la sauce !

Ce qui se passe réellement

Maréchal a exprimé sa déception face au refus d’Emmanuel Bichot, candidat LR, de fusionner sa liste avec celle de Coudert. « Thierry Coudert a bien légitimement tendu la main au candidat LR macronisé, main-tendue qui a été refusée malheureusement, » a-t-elle déclaré, comme si tendre la main était une solution magique pour éviter la gauche. Mais, à Dijon, la gauche semble être le véritable épouvantail.

Marion Maréchal à Dijon

Pourquoi cela dérange

Maréchal a également dénoncé les « intimidations des antifas d’extrême-gauche », qui auraient poussé le gérant du restaurant Les Remparts à annuler la séance de dédicaces. Ironiquement, ces accusations viennent d’une figure politique qui a souvent été critiquée pour ses propres discours incendiaires. Peut-on vraiment parler d’intimidation quand on prône une idéologie qui exclut les autres ?

Ce que cela implique concrètement

Le second tour des élections municipales approche, et avec lui, la possibilité d’une victoire pour un candidat d’extrême droite. Si Coudert l’emporte, cela pourrait signifier un tournant pour Dijon, une ville qui pourrait se retrouver sous l’influence d’une droite radicale. Les Dijonnais doivent se demander : veulent-ils vraiment cela ?

Lecture satirique

Maréchal appelle les électeurs de droite à « donner un maximum de force à la liste de Thierry Coudert », comme si la force pouvait compenser le manque d’idées. La promesse d’une opposition forte semble plus être un cri de désespoir qu’une véritable stratégie politique. Et que dire de son appel à la « surprise au second tour » ? Une surprise qui, à ce stade, semble aussi probable qu’un miracle.

Effet miroir international

En évoquant les « problèmes socialistes », Maréchal ne peut s’empêcher de rappeler les discours de certains leaders autoritaires à l’étranger, qui utilisent la peur de l’autre pour justifier leurs dérives. Un parallèle qui, bien que pertinent, semble échapper à ceux qui prônent la division.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, Dijon pourrait bien devenir un laboratoire pour les politiques d’extrême droite en France. Les Dijonnais doivent se préparer à une réalité où la diversité des opinions est mise à mal.

Sources

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Marion Maréchal en soutien à Thierry Coudert
Visuel — Source : france3-regions.franceinfo.fr

Les Dijonnais, à l’heure de voter, devront choisir entre la continuité ou l’extrême, entre le rassemblement ou la division. Un choix qui pourrait bien redéfinir leur ville pour les années à venir.

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