Une étude montre que les rôles sociaux ne sont pas uniquement dépendants de prédispositions individuelles. Ils ne sont donc pas figés, mais dynamiques et très flexibles, permettant à chaque individu de changer de rôle lorsque le système dans lequel il évolue se transforme. Communiqué

Dans les sociétés animales comme dans les sociétés humaines, on observe régulièrement des individus qui produisent des ressources et d’autres qui les captent. Contrairement à ce que les théories évolutives (1) pouvaient jusqu’alors laisser penser, ces rôles sociaux ne sont pas uniquement dépendants de prédispositions individuelles. Au contraire, selon une étude menée chez des souris par des scientifiques du CNRS (2) et de Sorbonne Université, leur répartition et leur stabilisation dans des groupes d’individus émergent d’une dynamique collective reposant sur le hasard de premières interactions et sur de l’apprentissage. Les rôles sociaux ne sont donc pas figés, mais dynamiques et très flexibles, permettant à chaque individu de changer de rôle lorsque le système dans lequel il évolue se transforme. Ces résultats, parus dans la revue Nature, le 1er avril, reposent sur l’analyse des rôles endossés par des souris dans un environnement semi-naturel où la nourriture s’obtient en appuyant sur un levier.

En distinguant des individus adoptant un comportement de « producteurs », produisant plus qu’ils ne consomment, de « profiteurs », consommant plus qu’ils ne produisent, et d’ « accumulateurs », qui consomment de façon équilibrée, l’équipe de recherche a mis en évidence de manière étonnante que dans les groupes de souris étudiés, la répartition des rôles sociaux repose sur des dynamiques différentes entre groupes de sexes opposés. Alors qu’une division du travail basée sur la compétition se met en place dans les groupes de mâles, les groupes de femelles restent au contraire remarquablement homogènes, sans qu’une spécialisation ne s’installe : chaque individu adopte un comportement similaire, sans chercher à exploiter les ressources produites par ses congénères. En revanche, l’introduction d’un seul mâle dans un groupe de femelles peut suffire à faire basculer ces dernières vers un comportement compétitif.

Au niveau cérébral, les scientifiques ont observé que la dopamine accompagne la stabilisation des rôles sociaux : un pic d’activité de ces molécules, impliquées dans l’apprentissage par la récompense (3), est relevé chez les individus « producteurs » lors de leur propre action sur le levier permettant d’obtenir de la nourriture, alors que chez les « profiteurs » ce pic est identifié au moment où un autre individu utilise ce même levier. La dopamine ne définit pas le rôle social adopté par les individus, mais elle constitue le mécanisme par lequel la dynamique du groupe consolide un rôle que l’expérience des premières interactions a initié.

Notes

  1. Les théories évolutives ont longtemps traité ce phénomène comme un équilibre stable entre stratégies, ce qui peut donner l’impression que les rôles sont prédéfinis.
  2. Travaillant au laboratoire « Plasticité du cerveau » (CNRS/ ESPCI PARIS – PSL) et à l’Institut des systèmes intelligents et de robotique (CNRS/Sorbonne Université), ainsi qu’à l’Institut de génomique fonctionnelle (CNRS/Inserm/Université de Montpellier) et au laboratoire « Gènes, synapses et cognition » (CNRS/Institut Pasteur).
  3. La dopamine ne déclenche pas directement le bonheur, mais participe à l’anticipation de la récompense. 

Bibliographie

Dopaminergic mechanisms of dynamical social specialization. C. Solié, A. Nicolson, R. Justo, Y. Layadi, B. Morin, C. Batifol, L.M. Reynolds, T. Le Borgne, S.L. Fayad, A. Gulmez, Y. Rodriguez Quevedo, J. Allegret-Vautrot, G. Centene Guglielmi, F. de Chaumont, S. Didienne, N. Debray, J-P. Hardelin, B. Girard, A. Mourot, J. Naudé, C. Viollet, F. Marti, B. Delord et P. Faure. Nature, le 1er avril 2026.

Communiqué de presse, CNRS, 1 avril 2026

Les Rôles Sociaux : Flexibles Comme un Politicien en Campagne

Une étude révèle que les rôles sociaux ne sont pas figés, mais dynamiques. Une bonne nouvelle pour ceux qui croyaient que la politique était une affaire de prédispositions individuelles !

Dans un monde où l’on observe des individus qui produisent et d’autres qui captent, une étude menée par des scientifiques du CNRS et de Sorbonne Université sur des souris nous éclaire sur la nature dynamique des rôles sociaux. Contrairement à ce que les théories évolutives ont longtemps soutenu, ces rôles ne sont pas simplement le fruit de prédispositions individuelles. Les résultats, publiés dans Nature, le 1er avril, révèlent que la répartition des rôles émerge d’une dynamique collective, influencée par le hasard et l’apprentissage. En d’autres termes, chacun peut changer de rôle selon les circonstances, un concept qui semble étrangement familier dans le paysage politique actuel.

Ce qui se passe réellement

Les chercheurs ont distingué trois types de comportements chez les souris : les « producteurs », qui produisent plus qu’ils ne consomment ; les « profiteurs », qui consomment plus qu’ils ne produisent ; et les « accumulateurs », qui trouvent un équilibre. Étonnamment, la répartition des rôles varie selon le sexe. Dans les groupes de mâles, la compétition règne, tandis que les femelles adoptent un comportement homogène, sans chercher à exploiter les ressources des autres. Mais attention, l’introduction d’un seul mâle peut faire basculer cette harmonie vers la compétition. Qui aurait cru que la dynamique des genres était aussi influencée par la testostérone ?

Au niveau cérébral, la dopamine joue un rôle clé dans la stabilisation des rôles sociaux. Les « producteurs » ressentent un pic d’activité lorsqu’ils obtiennent de la nourriture, tandis que les « profiteurs » se réjouissent des succès des autres. Une belle métaphore de notre société où certains se réjouissent des succès des autres, n’est-ce pas ?

Pourquoi cela dérange

Cette étude remet en question l’idée que les rôles sociaux sont prédéfinis. Cela pourrait déranger ceux qui aiment croire que leur position dans la société est le résultat d’un destin inéluctable. Après tout, si les souris peuvent changer de rôle, pourquoi pas les humains ? Cela pourrait signifier que les promesses politiques de changement ne sont pas que des slogans creux, mais une réalité possible. Imaginez un monde où les politiciens, au lieu de se battre pour des rôles figés, s’adaptent et évoluent selon les besoins de la société. Un rêve, n’est-ce pas ?

Ce que cela implique concrètement

Les implications de cette étude sont vastes. Si les rôles sociaux sont flexibles, alors les politiques publiques devraient également l’être. Cela signifie que les gouvernements doivent s’adapter aux besoins changeants de la population, au lieu de s’accrocher à des idéologies rigides. Mais qui peut s’attendre à cela dans un monde où les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité ?

Lecture satirique

Il est ironique de constater que les discours politiques actuels, souvent empreints de rigidité et de dogmatisme, semblent ignorer cette flexibilité inhérente à la nature humaine. Les promesses de changement sont souvent suivies de décisions qui renforcent le statu quo. Peut-être que nos dirigeants devraient passer un peu plus de temps à observer les souris au lieu de se concentrer sur leurs propres ambitions. Après tout, même un rongeur peut comprendre que la coopération est plus bénéfique que la compétition.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette dynamique se reflète dans les politiques autoritaires qui tentent de figer les rôles sociaux. Que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, les dirigeants semblent préférer un monde où les individus restent dans des cases bien définies. Mais comme le montre l’étude, la nature a un moyen de s’adapter et de changer. Peut-être que ces dirigeants devraient prendre note : la flexibilité est la clé de la survie.

À quoi s’attendre

Si cette étude nous enseigne quelque chose, c’est que le changement est possible. Les sociétés peuvent évoluer, et les individus peuvent changer de rôle. Cela pourrait être un appel à l’action pour ceux qui se sentent piégés dans des rôles qu’ils n’ont pas choisis. Qui sait, peut-être qu’un jour, nous verrons des politiciens se lever et dire : « Je change de rôle ! »

Sources

Source : www.santementale.fr

Le rôle social des individus n’est ni prédestiné ni figé
Visuel — Source : www.santementale.fr
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