Marine Le Pen rend hommage aux harkis et dénonce leur abandon par les responsables de l’époque
En cette journée nationale d’hommage aux Harkis, nous nous inclinons devant la mémoire de ces hommes qui ont servi la France pendant la guerre d’Algérie, ainsi que de leurs familles qui ont subi les conséquences dramatiques de l’histoire. Leur tragédie est une bles toujours aussi vive. On ne peut se souvenir sans indignation des récits sur l’abandon de ces musulmans qui firent le choix de sacrifier leur vie pour rester français. On ne peut oublier la faillite morale de ceux qui, alors aux responsabilités, se sont dérobés à leurs devoirs, ont tourné le dos à leur honneur en les abandonnant à leur sort, laissant une tache indélébile sur notre histoire.
Le 25 septembre 2026, Marine Le Pen a rendu hommage aux harkis et à leurs familles dans un message transmis comme publié sur Facebook. Elle y dénonce l’abandon des anciens supplétifs de l’armée française après la guerre d’Algérie. Ce constat n’est pas seulement une prise de position politique : l’abandon figure désormais dans la loi. Mais la mémoire des harkis ne se résume ni à une cérémonie ni à un récit unique de leurs engagements.
Le fait principal
Marine Le Pen met en cause les responsables français de l’époque pour avoir laissé des harkis exposés aux violences après la fin de la guerre d’Algérie. Son message insiste aussi sur les conséquences subies par leurs familles. La loi du 23 février 2022 reconnaît explicitement l’abandon des harkis et d’autres membres des formations supplétives ayant servi la France en Algérie. ()
Ce qui s’est passé
Le message est daté du 25 septembre 2026, journée nationale d’hommage aux harkis. Le même jour, selon l’Élysée, Emmanuel Macron a présidé une cérémonie à l’Arc de Triomphe et décoré douze harkis, membres de leurs familles et personnes engagées dans la transmission de leur mémoire. Ces faits officiels sont vérifiables ; la publication Facebook attribuée à Marine Le Pen n’a, elle, pas pu être consultée directement. ()
Le contexte
Après la guerre, des anciens supplétifs sont restés en Algérie, où ils ont été victimes de violences. D’autres ont gagné la France, parfois par des voies organisées hors du dispositif officiel. Les autorités françaises avaient pris des directives limitant leur transfert vers la métropole. L’abandon ne s’est donc pas arrêté aux côtes algériennes : pour des familles accueillies en France, il s’est prolongé dans des conditions de vie indignes. ()
Le 20 septembre 2021, Emmanuel Macron a demandé pardon aux harkis et à leurs enfants, rappelle l’Élysée. La loi du 23 février 2022 a ensuite reconnu la responsabilité de l’État dans les conditions d’accueil de certaines familles et prévu une réparation pour les personnes remplissant ses critères. Ce droit n’est pas une indemnisation générale de tous les préjudices liés à la guerre ou à l’abandon : il porte notamment sur des séjours dans des structures d’accueil désignées, entre le 20 mars 1962 et le 31 décembre 1975. ()
Les chiffres à retenir
- 25 septembre : date de la journée nationale d’hommage, instituée par décret en 2003 et inscrite dans la loi de 2022. ()
- Douze : nombre de personnes décorées lors de la cérémonie présidentielle du 25 septembre 2026, selon l’Élysée. ()
Ce que montrent les faits
La dénonciation de l’abandon repose sur un fait reconnu par la République. En revanche, présenter tous les harkis comme des hommes mus par la seule volonté de « rester français » simplifie leur histoire. Une étude publiée par le ministère des Armées décrit des motivations diverses : fidélité à la France, nécessité économique, pressions lors du recrutement ou réaction aux violences du FLN. Reconnaître cette complexité n’atténue en rien les responsabilités de l’État après la guerre. ()
Ce qu’il faut retenir
Marine Le Pen rappelle une faute historique que la loi reconnaît. Le point décisif est ailleurs : distinguer l’hommage, la reconnaissance officielle et la réparation effective. Les cérémonies entretiennent la mémoire ; elles ne disent pas, à elles seules, qui a été réparé ni pour quels préjudices.
Source : Marine Le Pen, message transmis comme publié le 25 septembre 2026. La publication originale n’a pas pu être consultée directement.
