Marine Le Pen, la championne du Frexit : un référendum à l’horizon ou un mirage électoral ?
Le fait principal
Marine Le Pen, candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle française de 2027, ne prévoit pas d’organiser un référendum sur le « Frexit » si elle est élue. Malgré des rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux, ses déclarations récentes indiquent une stratégie différente.
Ce qui s’est passé
Des publications sur les réseaux sociaux, souvent rédigées en espagnol, prétendent que Le Pen promettrait un référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne (UE) en cas de victoire. Pourtant, ces affirmations sont infondées. Bien qu’elle ait été une critique virulente de l’UE par le passé, Le Pen a modifié sa position. Lors de l’élection de 2022, elle a plutôt défendu l’idée de réformer l’UE de l’intérieur, mettant de côté son ancien appel au « Frexit ».
Le contexte
Le revirement de Marine Le Pen s’inscrit dans une tendance plus large parmi les partis d’extrême droite en Europe. Alors que des leaders comme Geert Wilders aux Pays-Bas relancent des appels à un référendum sur l’appartenance à l’UE, Le Pen semble vouloir se distancier de cette approche. Elle a salué le Brexit en 2016, mais aujourd’hui, elle privilégie une réforme interne du bloc européen.
Les chiffres à retenir
Une étude du Pew Research Center montre que le soutien à l’UE en France a augmenté, passant de 38 % en 2016 à 52 % en 2026. De plus, un sondage YouGov réalisé fin 2025 révèle que 49 % des Français souhaiteraient rester dans l’UE, contre seulement 27 % qui voteraient pour en sortir.
Ce que cela révèle
Le discours de Le Pen, qui se veut cohérent, révèle en réalité des contradictions. Alors qu’elle arrive en tête des intentions de vote avec 33 à 36 %, son abandon du « Frexit » témoigne d’une adaptation à un paysage politique en mutation. Les Français semblent de plus en plus favorables à l’UE, ce qui complique la rhétorique du RN. En évoquant d’autres référendums, notamment sur des sujets polémiques comme l’immigration ou les « idéologies islamistes », Le Pen cherche à détourner l’attention de son passé pro-Frexit, tout en jouant sur les peurs pour mobiliser son électorat.
Ce qu’il faut retenir
Marine Le Pen ne prévoit pas de référendum sur le « Frexit », malgré des rumeurs alimentées par des publications douteuses. Son changement de cap vis-à-vis de l’UE et son positionnement actuel témoignent d’une volonté de s’adapter à un électorat de plus en plus pro-européen. Les contradictions de son discours soulignent les défis auxquels elle fait face dans un paysage politique en constante évolution.
Sources : Pew Research Center, YouGov.
