
Soumsoum, la nuit des astres : un nouveau film de Mahamat-Saleh Haroun
Le long-métrage Soumsoum, la nuit des astres, réalisé par Mahamat-Saleh Haroun, explore les thèmes de l’isolement et de la quête d’identité à travers l’histoire d’une adolescente au Tchad. Ce film se déroule dans un village marqué par le repli sur soi, et s’étend aux vastes paysages du plateau de l’Ennedi, situé dans le nord-est du pays.
Mahamat-Saleh Haroun, cinéaste tchadien renommé, s’inspire de récits de son enfance pour construire une fable empreinte de fantastique. Le personnage principal, Kellou, interprété par Maïmouna Miawana, vit des moments de bonheur avec son amoureux Baba, mais est également tourmenté par des visions sombres. Elle porte un héritage lourd, étant qualifiée de « fille de sang » par les villageois, en raison du don mystérieux qu’elle semble avoir hérité de sa mère.
Le film s’inscrit dans la continuité des œuvres précédentes de Haroun, qui abordent des problématiques sociales et humaines. Parmi ses films notables, on retrouve Un homme qui crie (2010), qui traite des conséquences de la guerre civile, et Lingui, les liens sacrés (2021), qui met en lumière la lutte d’une mère pour aider sa fille.
Soumsoum, la nuit des astres est salué pour sa poésie, bien que certains critiques soulignent que son message humaniste peut parfois sembler trop évident. Ce film, comme ceux qui l’ont précédé, témoigne de l’engagement du réalisateur à aborder les réalités complexes de la société tchadienne.
Source : Le Monde





