Macron à l’ONU : entre « loi de la jungle » et « honte » à Gaza, l’hypocrisie en vitrine.
Le fait principal
Emmanuel Macron a prononcé un discours marquant à l’ONU le 22 septembre 2026, plaidant pour un renforcement du multilatéralisme et condamnant la situation à Gaza, tout en s’attirant les foudres de dirigeants israéliens et américains.
Ce qui s’est passé
Lors de son intervention, le président français a dénoncé ce qu’il qualifie de « retour de l’impérialisme » et de « loi de la jungle ». En évoquant la situation à Gaza, Macron a déclaré qu’il s’agissait d’un « spectacle qui nous fait honte à tous », appelant à une action collective pour la paix. Ce discours, qui pourrait être son dernier à l’ONU, a été teinté de critiques voilées envers Donald Trump et les ambitions géopolitiques des grandes puissances.
Le contexte
Macron, qui quittera l’Élysée en mai 2027, a toujours mis en avant l’importance des Nations unies. Cependant, il a également souligné l’affaiblissement du Conseil de Sécurité, souvent paralysé par les rivalités entre les États-Unis, la Russie et la Chine. Sa proposition de résolution pour débloquer le détroit d’Ormuz s’inscrit dans une volonté de réaffirmer le rôle de l’ONU face à des crises internationales croissantes.
Les chiffres à retenir
– La situation à Gaza est souvent décrite comme une crise humanitaire majeure, avec des millions de Palestiniens vivant sous occupation.- Le Conseil de Sécurité de l’ONU a été critiqué pour son incapacité à agir face aux conflits internationaux, ce qui soulève des questions sur son efficacité.
Ce que cela révèle
Les déclarations de Macron mettent en lumière une contradiction frappante : alors qu’il appelle à un renforcement de l’ONU, les actions concrètes pour soutenir la paix en Palestine semblent se heurter à des obstacles insurmontables, notamment l’opposition israélienne et l’indifférence internationale. Les réactions indignées de Netanyahou et de l’ambassadeur américain soulignent le fossé entre les discours et la réalité politique. En somme, le président français semble naviguer entre des idéaux diplomatiques et une réalité où les puissances dominantes imposent leur loi.
Ce qu’il faut retenir
Le discours de Macron à l’ONU illustre son engagement pour un multilatéralisme renouvelé, mais aussi les limites de son action face à des conflits enracinés. Alors que le monde semble se diviser de plus en plus, la question demeure : les belles paroles suffiront-elles à changer le cours des événements ?
Sources : Nouvel Observateur, AFP
