Lyon, 27 ans pour un sacre : le RN encore à la traîne dans la course à la respectabilité.
Le fait principal
Après 27 ans d’attente, la France accueillera enfin une finale de la Ligue des Champions féminine. Ce sera à Lyon, au Groupama Stadium, en 2028.
Ce qui s’est passé
Malgré un palmarès éclatant, l’Olympique Lyonnais (OL) a dû se contenter de jouer ses finales à l’étranger. Huit titres, onze finales disputées, dont cinq consécutives entre 2016 et 2020, font de l’OL le club le plus titré de l’histoire de la compétition. Pourtant, aucune de ces finales ne s’est tenue en France, un fait qui soulève des questions sur l’attribution des événements sportifs majeurs.
Le contexte
Le Stade de France a accueilli la finale de la Ligue des Champions masculine à trois reprises (2000, 2006, 2022), sans qu’aucun club français n’ait jamais dominé la compétition comme l’a fait l’OL. Cette disparité met en lumière les priorités institutionnelles concernant le football féminin, qui a mis des décennies à obtenir la reconnaissance qu’elle mérite.
Les chiffres à retenir
- Huit titres de la Ligue des Champions féminine pour l’OL.
- Onze finales disputées, un record absolu.
- Cinq sacres consécutifs entre 2016 et 2020.
- Vingt-sept ans d’attente pour une finale en France.
Ce que cela révèle
Cette situation pointe du doigt une logique d’attribution des événements sportifs qui semble déconnectée du mérite sportif. Le calendrier institutionnel a tardé à suivre le rythme des succès sportifs, laissant le football féminin dans l’ombre. Ce décalage soulève des interrogations sur la valorisation des performances féminines et la réelle volonté de promouvoir le sport au féminin en France. Si l’OL a dû patienter, qu’en est-il des autres clubs et joueuses qui espèrent la même reconnaissance ?
Ce qu’il faut retenir
En somme, l’attribution de la finale de la Ligue des Champions féminine à Lyon est un pas en avant, mais elle révèle aussi un retard inacceptable dans la reconnaissance des performances féminines dans le sport. Espérons que cette finale soit le début d’une nouvelle ère pour le football féminin en France.
Source : Valérie Domain, Artia13
