
L’Union Européenne annonce de nouvelles mesures pour atténuer la crise énergétique
L’Union Européenne (UE) a annoncé, mercredi, un ensemble de politiques visant à atténuer la crise énergétique provoquée par le conflit au Moyen-Orient. La Commission Européenne a présenté un plan d’action intitulé « AccelerateEU », destiné à aider les États membres à faire face aux pressions actuelles et à se préparer à de futures perturbations.
Dans son communiqué, l’organe exécutif de l’UE a souligné que le système énergétique européen a fait preuve de résilience malgré les chocs sur le marché mondial. Cependant, il a averti que des hausses de prix et des pénuries de carburant continuent de représenter des risques à travers le bloc.
Le Commissaire Européen à l’Énergie, Dan Jorgensen, a déclaré lors d’une conférence de presse à Bruxelles : « Ceci doit être un signal d’alarme et un tournant », en appelant à une accélération de la transition énergétique loin des combustibles fossiles. Il a ajouté que même en cas de solution diplomatique entre l’Iran et les États-Unis, les effets de la crise devraient se faire sentir pendant des années.
La Commission a indiqué que la diversification des approvisionnements en gaz et en pétrole, ainsi que les réserves stratégiques et l’augmentation de la capacité d’importation de GNL, ont jusqu’à présent contribué à garantir la sécurité d’approvisionnement. Pour renforcer cette résilience, plusieurs actions sont proposées, notamment :
- Diminuer la dépendance aux hydrocarbures en réduisant les taxes sur l’électricité.
- Accélérer la transition vers des énergies propres produites localement.
- Coordonner les achats de gaz pour éviter les hausses de prix.
Une attention particulière est portée sur la disponibilité du carburant d’aviation, avec des préoccupations croissantes à l’approche de la saison estivale. L’UE importe environ 40 % de son carburant d’aviation, dont près de la moitié transite par le détroit d’Hormuz. La Commission prévoit de cartographier les approvisionnements en carburant et de coordonner les sources alternatives.
Depuis le début du conflit en Iran, l’UE a dépensé 24 milliards d’euros supplémentaires pour ses importations énergétiques en raison de l’augmentation des prix. « Ces coûts plus élevés se traduisent par l’absence d’une seule molécule d’énergie supplémentaire », a précisé la Commission.
Source : Deutsche Welle




